sociospirituel

24 décembre 2011

LA RELIGION DE L'AMOUR




 

LA RELIGION DE L'AMOUR


 

Des multiples déformations et altérations que l'on a fait
  subir à la notion d'amour, il est résulté une fausse conception de la
  religion de l'amour ; car la partie la plus importante de l'Amour véritable
  est la sévérité !


 

Ce que l'on nomme actuellement amour est tout ce que l'on
  veut, mais pas de l'amour. Quand on va impitoyablement au fond de tout ce que
  l'on nomme aujourd'hui l'amour, on n'y découvre plus rien d'autre qu'égoïsme,
  orgueil, faiblesse de caractère, paresse, vanité et sensualité.


 

Le véritable amour ne se préoccupe pas de ce qui plaît à
  l'être aimé, de ce qui lui est agréable et lui cause de la joie, mais il agit
  uniquement en fonction de ce qui lui est utile. Peu importe que celui-ci y
  trouve de la joie ou non ! Voilà la vraie façon d'aimer et de servir.


 

Si donc il est écrit : « Aimez vos ennemis ! » cela
  signifie : « Faites ce qui leur est utile ! » « Châtiez-les par conséquent
  s'il n'est pas d'autres moyens de les faire revenir à résipiscence ! » Agir
  ainsi c'est leur rendre service. Mais il faut en même temps faire régner la
  justice. Car l'amour est inséparable de la justice. Ils sont un !


 

Faire inconsidérément preuve d'indulgence équivaut à
  encourager les défauts de l'ennemi, à le laisser glisser ainsi toujours plus
  avant sur la pente fatale. Serait-ce là de l'amour ? Ce serait au contraire
  se rendre soi-même coupable.


 

Par suite des désirs inavoués des hommes, la religion de
  l'amour n'est devenue qu'une religion de la faiblesse. C'est ainsi que la personne
  du Christ jésus, Messager de Vérité, fut avilie par la mollesse ainsi que par
  l'excessive indulgence qu'on Lui prête et qu'Il n'a jamais eu.


 

C'est justement parce qu'Il était tout Amour, qu'Il fut
  rigoureux et sévère à l'égard des hommes d'intellect.


 

La tristesse qui L'a souvent accablé n'était que trop
  compréhensible si l'on songe à Sa haute mission et au matériau humain qu'Il
  avait en face de Lui. Cette tristesse n'avait absolument rien à voir avec la
  mollesse.


 

Une fois dépouillée de toutes les altérations et de
  l'étroitesse dogmatique, la religion de l'amour deviendra un enseignement
  rigoureusement logique. Dans cet enseignement il n'y aura place ni pour la
  faiblesse, ni pour une indulgence illogique.

Dans la Lumière de la Vérité

Message du Graal

Abd-ru-Shin

                                                                            Réal Rondeau


 

 


 

 


 

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27 octobre 2011

L'homme et son libre arbitre 20-21-22

 

 



   

 

20


 

Si seulement ils voulaient ne serait-ce qu'un instant; prendre
  conscience du rôle lamentable qu'ils jouent en réalité en adoptant pareille
  attitudes s’ils voulaient avant tout s'observer enfin de façon critique quant
  à la puissance qui leur a été confiée; ils verraient combien ils accordent
  une importance ridicule à des bagatelles et comme ils se sentent grands là où
  précisément ils ne peuvent que paraître bien petits par rapport à leur véritable
  vocation d'êtres humains dans la Création. L'homme d'aujourd'hui ressemble à
  quelqu'un à qui on aurait donné un royaume et qui préférerait perdre son
  temps avec de simples jouets. observer enfin de façon critique quant à la
  puissance qui leur a été confiée; ils reconnaîtraient à quel point ils la
  gaspillent inconsidérément pour des futilités; pour des choses dépourvues de
  valeur et éphémères;; ;;ils verraient combien ils accordent une importance
  ridicule à des bagatelles et comme ils se sentent grands là où précisément
  ils ne peuvent que paraître bien petits par rapport à leur véritable vocation
  d'êtres humains dans la Création. L'homme d'aujourd'hui ressemble à quelqu'un
  à qui on aurait donné un royaume et qui préférerait perdre son temps avec de
  simples jouets.;


 

Il est on ne peut plus compréhensible et évident que les énormes
  forces confiées à l'être humain devront l'anéantir s'il est incapable de les diriger.
 


 

Il est grand temps de se réveiller enfin! L'être humain devrait mettre
  pleinement à profit le temps qui lui est imparti et la grâce qui lui est
  offerte lors de chaque existence terrestre. Mais il n'en ressent pas encore
  l'urgente nécessité! Dès l'instant où il libère à nouveau son vouloir
  aujourd'hui entravé, tout ce qui à présent semble souvent se dresser contre
  lui vient à son aide. Même les radiations des astres, redoutées par tant
  d'êtres humains, ne sont là que pour l'aider, et cela quelle que soit leur
  nature.


 

Chacun est capable de se libérer, même si son karma pèse encore très
  lourdement sur lui, même si les radiations des astres semblent en majeure
  partie défavorables. Cela n'exerce un effet néfaste que si le libre arbitre
  est entravé et, même dans ce cas, ce n'est qu'une apparence; en réalité, tout
  cela est finalement pour son bien, dans la mesure où il ne parvient pas à se
  tirer d'affaire tout seul. Il se trouve ainsi contraint de se défendre, de se
  réveiller et de se mettre courageusement à l'oeuvre.


 

Il n'y a aucune raison d'avoir peur des radiations des astres car les
  effets qui les accompagnent ne sont jamais que les fils du karma en cours
  pour la personne concernée. Les radiations des astres ne forment que des
  canaux dans lesquels est attiré tout le karma qui plane à ce moment-là autour
  d'un être humain, pour autant que la nature de ce karma corresponde à chaque
  fois aux radiations du même genre. Si donc les radiations des astres sont
  défavorables, ne s'engageront dans ces canaux que les éléments défavorables
  du karma qui plane au-dessus de l'être humain, exactement selon la nature de
  ces radiations, et rien d'autre. Il en va de même pour les radiations
  favorables.


 

 

21


 

Conduit de façon plus concentrée, le karma peut toucher l'être humain
  de manière toujours plus sensible. Mais si aucun mauvais karma ne l'attend,
  même les radiations défavorables des astres ne pourront avoir d'effet
  néfaste. On ne saurait séparer l'un de l'autre.


 

Là encore, on reconnaît le grand Amour du Créateur. Les astres
  contrôlent ou dirigent les répercussions du karma. De ce fait, un mauvais
  karma ne peut se manifester sans interruption: l'être humain doit avoir dans
  l'intervalle le temps de reprendre son souffle parce que les radiations des
  astres changent et qu'un mauvais karma ne peut se manifester pendant les
  périodes de radiations bénéfiques. Il doit par conséquent interrompre son
  action et rester en attente jusqu'à ce que des radiations défavorables
  entrent à nouveau en jeu; il ne peut donc aussi facilement accabler
  totalement un être humain. Si le mauvais karma d'un être humain n'est pas
  accompagné d'un bon karma qui se manifeste au moment où sont émises des
  radiations astrales favorables, celles-ci ont du moins pour effet de
  suspendre sa souffrance pendant le laps de temps où elles s'exercent.


 

Une fois de plus, les roues des événements s'engrènent. Selon une
  logique rigoureuse, une chose en entraîne une autre et la contrôle
  simultanément afin qu'aucun dérèglement ne puisse se produire, et cela
  continue ainsi comme dans un gigantesque engrenage. De tous côtés, les dents
  des rouages s'emboîtent les unes dans les autres avec une extrême précision;
  elles font progresser l'ensemble et le poussent à évoluer.


 

Or, au milieu de tout cet ensemble se trouve l'être humain doté du
  pouvoir incommensurable qui lui fut confié: imprimer par son vouloir une
  direction à ce puissant engrenage. Mais seulement en ce qui le concerne
  individuellement! Cela peut l'entraîner vers le haut où vers le bas. Seule
  son attitude est déterminante pour le résultat final. des formes et des
  entités


 

Cependant, les rouages de la Création ne sont pas faits de matériaux
  rigides; au contraire, ce sont tous des formes et des entités vivantes qui,
  en coopérant, produisent une impression d'autant plus puissante. Et toute
  cette activité admirable n'a d'autre but que d'aider l'être humain tant que
  ce dernier ne constitue pas une entravé en intervenant de façon puérile, en
  gaspillant la puissance qui lui est confiée et en en faisant un mauvais
  usage. Il lui faut enfin s'insérer différemment dans ce mécanisme pour
  devenir ce qu'il doit être. Obéir ne signifie en réalité rien d'autre que comprendre.
  Servir, c'est aider; mais aider veut dire régner. En peu de temps, chacun
  peut rendre son vouloir libre, comme il doit l'être.


 

 

22


 

Dès lors, tout change pour lui, étant donné qu'il s'est d'abord
  lui-même transformé intérieurement.


 

Mais pour des milliers, pour des centaines de milliers, voire pour
  des millions d'êtres humains, il sera trop tard parce qu'ils ne veulent pas
  qu'il en aille autrement! Il est on ne peut plus naturel que la force mal
  employée détériore la machine, alors qu'elle aurait pu lui permettre
  d'accomplir un travail bénéfique.


 

Et lorsque viendra la débâcle, tous les indécis se souviendront
  soudain de la prière, mais ils seront incapables de retrouver la vraie façon
  de prier, la seule qui pourrait leur porter secours. En reconnaissant alors
  leur faillite, dans leur désespoir, ils en viendront bien vite à blasphémer;
  accusateurs, ils affirmeront qu'il ne peut y avoir de Dieu s'Il permet de
  telles choses. Ils ne veulent pas croire à une justice d'airain et ils
  croient encore moins que le pouvoir leur avait été donné de tout changer
  lorsqu'il en était encore temps; ils ne croient pas davantage que cela leur
  fut assez souvent répété.


 

Cependant, avec une obstination puérile, ils exigent un Dieu qui les
  aime comme ils l'entendent et qui pardonne tout. Ils ne veulent reconnaître
  Sa Grandeur qu'à cette condition! Mais comment, d'après leurs conceptions, ce
  Dieu devrait-Il bien se comporter envers ceux qui L'ont toujours cherché avec
  sérieux et qui, en raison même de cette recherche, furent foulés aux pieds,
  raillés et persécutés par ceux-là mêmes qui attendent le pardon?


 

Qu'ils sont insensés ceux qui, persistant dans leur aveuglement et
  leur surdité, courent à la ruine, une ruine qu'ils s'obstinent à causer
  eux-mêmes! Qu'ils soient abandonnés aux ténèbres auxquelles, dans leur
  prétention à tout mieux savoir, ils aspirent avec obstination! Ce n'est que
  par leurs propres expériences qu'ils peuvent encore revenir à la raison. Les
  ténèbres seront donc leur meilleure école. Mais le jour et l'heure viendront
  où il sera trop tard, même pour s'engager sur ce chemin, parce qu'il ne restera
  pas assez de temps pour s'arracher encore aux ténèbres et entreprendre
  l'ascension après avoir enfin acquis la connaissance par l'expérience vécue.
  C'est pourquoi il est grand temps de se préoccuper enfin sérieusement de la
  Vérité.


 

 


 



 



   

 

Références


 

 


 

Réal Rondeau


 

 

Dans la Lumière de la Vérité


 

Message du Graal


 

DE Abd-ru-shin


 

 


 

http://www.graal.ca/


 

 


 

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17 octobre 2011

L'homm et son Libre arbitre 19




 

19


 

Dût-il y consacrer sa vie terrestre tout entière, il ne pourrait qu'y
  gagner, car il est on ne peut plus important et indispensable pour l'être
  humain de recouvrer son libre arbitre. Au lieu de dire «recouvrer», nous pouvons
  aussi dire «exhumer» ou «dégager»; cela revient exactement au même.


 

Mais tant que l'être humain se contentera d'y penser et de se creuser
  la tête à ce sujet, il n'aboutira à rien. Les plus grands efforts et la plus grande
  persévérance resteront vains parce que penser et se creuser la tête ne lui
  permettront jamais de franchir les limites de l'espace et du temps, et donc
  de parvenir là où se trouve la solution. Puisqu'à l'heure actuelle penser et
  se creuser la tête sont considérés comme le chemin de prédilection lors de
  toute recherche, il n'y a aucune chance non plus d'escompter un progrès, en
  dehors de choses purement terrestres, à moins que les hommes ne se
  transforment de fond en comble à cet égard.


 

Mettez à profit le temps de la vie terrestre!
  Souvenez-vous de ce grand tournant qui entraîne toujours la pleine
  responsabilité.


 

Voilà pourquoi un enfant est encore mineur du
  point de vue spirituel parce que la liaison entre le spirituel et la matière
  n'a pas encore été établie en lui par la force sexuelle. Ce n'est qu'au
  moment où cette force se manifeste que ses intuitions atteignent la puissance
  qui leur permet de traverser la Création matérielle en exerçant sur elle une
  action décisive, transformatrice et rénovatrice. C'est alors que l'enfant
  endosse automatiquement une responsabilité pleine et entière. Auparavant, la
  fonction de réciprocité elle non plus n'est pas aussi forte parce que la
  faculté intuitive agit beaucoup plus faiblement.


 

Le karma de l'être humain qui s'incarne sur Terre
  pour la première fois ne saurait donc être très important. Il peut tout au
  plus contribuer à déterminer les conditions de la naissance afin qu'elles
  aident l'esprit à s'affranchir de son karma au cours de son existence
  terrestre en reconnaissant ses qualités et ses défauts. Les pôles
  d'attraction des affinités pourraient en l'occurrence jouer un rôle
  important, mais seulement de façon atténuée. Le karma proprement dit, le
  karma puissant et incisif, n'entre en ligne de compte qu'au moment



où la force sexuelle s'unit en
l'être humain à sa force spirituelle.



Il obtient par-là non seulement sa pleine valeur dans la matière, mais il peut la dépasser largement
et à tous égards s'il s'oriente en conséquence.



Jusque-là, les ténèbres et le mal n'ont pas la possibilité
d'approcher directement l'être humain. L'enfant en est protégé par son absence
de liaison avec la matière. Il est comme isolé. Le pont fait défaut.



De nombreux lecteurs vont donc mieux comprendre à présent
pourquoi les enfants sont beaucoup mieux protégés contre le mal. C'est
d'ailleurs proverbial. Mais il est évident que, sur cette même voie que forme
le pont de la force sexuelle naissante - un pont sur lequel l'être humain dans
la plénitude de sa force peut s'engager pour combattre - toutes sortes d'autres
éléments peuvent aussi s'approcher de lui s'il n'est pas suffisamment sur ses gardes.
Mais cela ne peut en aucun cas se produire avant qu'il ait vraiment acquis la
force nécessaire pour se défendre. - A aucun moment il n'existe d'inégalité qui
puisse servir d'excuse.



La responsabilité des parents prend donc des proportions
gigantesques! Malheur à ceux qui privent leurs propres enfants de l'occasion de
se défaire de leur karma et d'entreprendre leur ascension, que ce soit par des
moqueries déplacées ou par une éducation fausse, voire par de mauvais exemples
dont fait aussi partie l'arrivisme dans tous les domaines. De toute façon,
l'existence terrestre offre déjà suffisamment de tentations! Et comme on
n'explique pas aux adolescents la puissance dont ils disposent, ils ne se
servent pas de leur force ou l'utilisent trop peu; ils peuvent aussi la
gaspiller de façon on ne peut plus irresponsable, et même aller jusqu'à en
faire un usage impropre et mauvais.



Le karma que l'ignorance humaine rend
inéluctable se déclenche donc avec une force sans cesse accrue. Il projette ses
radiations qui

exercent leur influence par l'intermédiaire de tel ou tel
penchant, entravant ainsi, lors des décisions, le libre arbitre proprement dit,
si bien qu'il n'est plus libre. Il en résulte que la majeure partie de
l'humanité n'est plus aujourd'hui en état d'exercer son libre arbitre. Elle
s'est entravée, enchaînée, asservie par sa propre faute.



De quelle puérilité, de quelle indignité les
êtres humains ne témoignent ils pas lorsqu'ils tentent de chasser l'idée de
leur entière responsabilité et préfèrent reprocher au Créateur Son injustice en
ce domaine! Comme ils sont ridicules lorsqu'ils prétendent ne pas avoir de
libre arbitre mais être conduits, poussés, rabotés et modelés sans pouvoir
faire quoi que ce soit pour s'y opposer!


 

 


 

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26 septembre 2011

L'Homme et son Libre Arbitre 16-17-18-

                                      

16

Dans ces conditions, personne ne voudra ni ne fera jamais rien de répréhensible. Il en sera d'ailleurs incapable car il dispose par-là de la meilleure protection, de la plus grande force ainsi que des conseillers et des aides les mieux intentionnés.

Voilà pourquoi le Christ Lui aussi attire sans cesse l'attention sur la puissance suprême de l'amour: lui seul surmonte tout, il peut tout, mais toujours à condition qu'il ne s'agisse pas de l'amour exigeant et purement  terrestre empreint de jalousie et d'autres vices de ce genre.

Dans Sa Sagesse, le Créateur a ainsi lancé dans la Création une bouée de sauvetage que tout être humain rencontre plus d'une fois au cours de son existence sur cette Terre afin qu'il puisse s'y accrocher et prendre son essor.

Cette aide est là pour tous! Elle ne fait aucune distinction d'âge ni de sexe, elle n'opère aucune discrimination entre pauvres ou riches, et pas davantage entre «gens de qualité» ou «petites gens». Voilà pourquoi l'amour est effectivement le plus grand don de Dieu. Celui qui s'en saisit est sûr d'être sauvé de toute détresse et de tout abîme. Il se libère et recouvre ainsi bien vite et on ne peut plus facilement l'usage d'un libre arbitre inaltéré qui le conduit vers le haut.

Et s'il lui arrive de se trouver dans un abîme qui ne peut que le plonger dans le désespoir, l'amour est capable de l'en arracher avec la violence de l'ouragan et de le faire remonter vers la Lumière, vers Dieu qui Lui-même est Amour. Dès qu'un amour pur s'éveille en l'être humain, peu importe ce qui lui a donné naissance, il obtient aussitôt la liaison la plus directe avec Dieu, Source originelle de tout Amour, et il reçoit par-là le secours le plus puissant. Mais si un homme possédait tout et qu'il n'ait pas l'amour, il ne serait rien d'autre qu'un airain qui résonne ou un grelot qui retentit; il serait donc sans chaleur, sans vie, c'est-à-dire ... rien!

Cependant, s'il éprouve l'amour véritable envers l'un de ses semblables, un amour qui n'aspire qu'à offrir à l'être aimé lumière et joie, un amour qui ne tente pas de le rabaisser par des convoitises insensées mais s'efforce au contraire de l'élever en le protégeant, il le sert sans même avoir conscience de se mettre véritablement à son service; à vrai dire, il devient ainsi un donateur, un bienfaiteur désintéressé. Et cette façon de servir l'affranchit!

Beaucoup se diront dans ce cas: Voilà exactement ce que je fais ou du moins ce à quoi j'aspire dès maintenant. Je mets tout en oeuvre pour essayer de rendre la vie facile à ma femme ou à ma famille et pour leur faire plaisir.

                                

17

Je me donne du mal pour leur procurer les moyens de mener une existence confortable, agréable et exempte de soucis.

Ils seront des milliers à se rengorger, à se sentir satisfaits d'eux-mêmes et à se considérer comme ô combien bons et nobles! Or, ils se trompent. Tel n'est pas l'amour vivant. Ce dernier est loin d'être aussi exclusivement terrestre; au contraire, il incite en même temps avec beaucoup plus de force à rechercher ce qui est plus élevé, plus noble, ce qui est idéal. Assurément, personne ne saurait impunément, c'est-à-dire sans subir de préjudices, oublier les contingences terrestres; l'être humain ne doit pas les négliger, mais elles ne doivent pas pour autant devenir l'unique préoccupation de ses pensées et de ses actes. Au-dessus de tout cela, grand et fort, plane le désir - resté si mystérieux pour beaucoup - de pouvoir être véritablement à leurs propres yeux ce qu'ils sont aux yeux de ceux qui les aiment.

Or, avec ce désir, ils sont sur le bon chemin, celui qui conduit invariablement vers le haut.

L'amour vrai, l'amour pur, n'a pas besoin de plus amples explications. Chacun ressent parfaitement quelle est sa vraie nature, mais il ne veut pas se l'avouer lorsqu'il voit ses fautes et ressent combien, en vérité, il est encore loin d'aimer de façon vraie et pure. Mais il lui faut alors se ressaisir. S'il ne veut pas aboutir à un échec, il ne doit ni hésiter ni s'arrêter, car il ne peut plus y avoir pour lui de libre arbitre sans véritable amour.

Que d'occasions sont ainsi offertes aux humains pour leur permettre de se ressaisir et de prendre leur essor, mais ils n'en profitent pas! Dans la majorité des cas, leurs plaintes et leur recherche ne sont donc pas sincères. Dès qu'il leur faut apporter une contribution personnelle, fût-ce en modifiant légèrement leurs habitudes et leurs opinions, ils se dérobent aussitôt. Leur attitude n'est la plupart du temps que mensonge et illusion sur eux-mêmes. Dieu devrait venir à eux et les élever jusqu'à Lui sans qu'ils aient besoin de renoncer à leur cher confort et à l'adoration de leur propre personne. Alors ils condescendraient à la rigueur à se laisser convaincre, non sans attendre encore des remerciements particuliers de la part de Dieu.

Laissez donc ces parasites courir à leur perte! Ils ne méritent pas que l'on se donne de la peine pour eux. Ils continueront à laisser passer toutes les occasions qui s'offrent à eux, sans cesser pour autant de geindre et de prier. Mais si jamais l'un d'entre eux saisissait néanmoins semblable occasion, il ne manquerait pas de lui dérober sa plus noble parure - la pureté et le désintéressement - afin de traîner dans la fange des passions ce bien précieux entre tous.

18

Que les chercheurs et les initiés se ressaisissent enfin pour faire un détour !Qu'ils ne s'imaginent pas faire oeuvre agréable à Dieu en colportant sans cesse à vil prix Sa Que les chercheurs et les initiés se ressaisissent enfin pour faire un détour !Qu'ils ne s'imaginent pas faire oeuvre agréable à Dieu en colportant sans cesse à vil prix Sa Que les chercheurs et les initiés se ressaisissent enfin pour faire un détour !Qu'ils ne s'imaginent pas faire oeuvre agréable à Dieu en colportant sans cesse à vil prix Sa Parole et Sa Sainte Volonté, et en cherchant à instruire autrui avec tant d'insistance qu'ils donnent presque l'impression que le Créateur a besoin de mendier par l'intermédiaire de Ses fidèles pour élargir le cercle de Ses adeptes. C'est souiller la Parole que de l'offrir à ceux qui s'en saisissent avec des mains sales. Il ne faut pas oublier la phrase qui interdit de «jeter des perles aux pourceaux».

Or, en de tels cas, il ne s'agit de rien d'autre! Ce n'est qu'une inutile perte de temps, un temps qu'il n'est plus permis désormais de gaspiller à ce point sous peine de déclencher finalement des effets néfastes en retour. Seuls les chercheurs doivent être aidés.

L'inquiétude qui surgit partout chez de nombreux êtres humains et les études ou les recherches entreprises pour savoir ce qu'il en est du libre arbitre sont parfaitement justifiées; elles montrent qu'il est grand temps de se préoccuper de cette question. Ces préoccupations se trouvent renforcées par le vague pressentiment qu'il pourrait bien un jour être trop tard. Voilà qui maintient à présent un intérêt constant pour ces recherches. Mais, le plus souvent, c'est en pure perte! La majorité des gens ne sont plus capables aujourd'hui d'exercer leur libre arbitre parce qu'ils se sont trop profondément empêtrés. Que les chercheurs et les initiés se ressaisissent enfin pour faire un détour !Qu'ils ne s'imaginent pas faire oeuvre agréable à Dieu en colportant sans cesse à vil prix Sa Parole et Sa Sainte Volonté, et en cherchant à instruire autrui avec tant d'insistance qu'ils donnent presque l'impression que le Créateur a besoin de mendier par l'intermédiaire de Ses fidèles pour élargir le cercle de Ses adeptes. C'est souiller la Parole que de l'offrir à ceux qui s'en saisissent avec des mains sales. Il ne faut pas oublier la phrase qui interdit de «jeter des perles aux pourceaux».

Or, en de tels cas, il ne s'agit de rien d'autre! Ce n'est qu'une inutile perte de temps, un temps qu'il n'est plus permis désormais de gaspiller à ce point sous peine de déclencher finalement des effets néfastes en retour. Seuls les chercheurs doivent être aidés.

L'inquiétude qui surgit partout chez de nombreux êtres humains et les études ou les recherches entreprises pour savoir ce qu'il en est du libre arbitre sont parfaitement justifiées; elles montrent qu'il est grand temps de se préoccuper de cette question. Ces préoccupations se trouvent renforcées par le vague pressentiment qu'il pourrait bien un jour être trop tard. Voilà qui maintient à présent un intérêt constant pour ces recherches. Mais, le plus souvent, c'est en pure perte! La majorité des gens ne sont plus capables aujourd'hui d'exercer leur libre arbitre parce qu'ils se sont trop profondément empêtrés.

Ils l'ont vendu et bradé... pour rien!



Or, ils ne sauraient toutefois rendre Dieu
responsable de cet état de choses, comme ils tentent sans cesse de le faire par
les interprétations les plus diverses dans le seul but de repousser l'idée de
la responsabilité personnelle qui les attend; ils doivent au contraire ne s'en
prendre qu'à eux-mêmes. Quand bien même leur sentiment de culpabilité serait
empreint de la plus grande amertume et de la plus cruelle douleur, celles-ci ne
seraient jamais assez fortes pour compenser - fût-ce dans une très faible
mesure - la valeur du bien perdu qu'ils ont étouffé ou gaspillé de façon
insensée.



Malgré tout, dès qu'il s'y applique sincèrement,
l'être humain est encore à même de retrouver le chemin lui permettant de
reconquérir ce qu'il a perdu, à condition toutefois qu'il le souhaite du plus
profond de son être, que son désir soit réellement vivant en lui et ne
faiblisse jamais. Il doit être porté par l'aspiration la plus ardente

 

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24 août 2011

L'homme et son libre arbitre 13-14-15

13

C'est là une douleur qui ne se traduit pour eux que par la haine. Lorsque ceux qui ont davantage de chaleur intérieure et qui n'ont été poussés vers le bas ou entraînés dans la boue que par de mauvais exemples rencontrent une personne d'une grande élévation intérieure, la nostalgie de ce qu'ils n'ont pas eux-mêmes atteint se manifeste souvent par un amour et une vénération sans bornes. Où qu'il aille, un tel être ne rencontrera toujours autour de lui qu'approbation ou hostilité. L'indifférence est à jamais exclue.

Le charme mystérieux qui émane d'une jeune fille ou d'un jeune homme non corrompu n'est rien d'autre que le pur élan de la force sexuelle qui s'éveille et qui, unie à la force spirituelle, tend à ce qu'il y a de plus élevé et de plus noble; il est également perçu par l'entourage grâce aux fortes vibrations qui en émanent.

Dans Sa sollicitude, le Créateur a veillé à ce que la force sexuelle n'apparaisse qu'à un âge où l'être humain peut être pleinement conscient de son vouloir et de ses actes. L'heure est alors venue où, en utilisant la plénitude de la force qui repose désormais en lui, il peut, il devrait même se libérer aisément de tout son passé. Ce dernier se détacherait même tout seul si l'être humain conservait le vouloir pour le bien, ce vouloir qui le pousse constamment à cet âge de la vie. Il pourrait alors, comme ses intuitions le lui indiquent très justement, s'élever sans peine jusqu'au niveau qui est le sien de par sa qualité d'être humain.

Voyez l'inclination à la rêverie des adolescents non corrompus! Ce n'est rien d'autre que l'appel à prendre son envol - un appel intuitivement ressenti - le désir de s'arracher à toute souillure, l'ardente nostalgie de ce qui est idéal. Or, l'inquiétude qui les pousse est le signe qu'il ne faut pas perdre de temps, mais au contraire se dégager énergiquement du karma et entreprendre l'ascension spirituelle.

Voilà pourquoi la Terre constitue le grand tournant pour l'être humain.

Il est merveilleux de se trouver dans cette force concentrée, d'agir en elle et par elle, aussi longtemps que la direction choisie par l'être humain est la bonne. Mais rien n'est plus lamentable que de gaspiller unilatéralement de telles forces dans l'aveugle ivresse des sens et de paralyser ainsi son esprit en le privant d'une grande partie de l'élan dont il a tellement besoin pour son ascension.

14

Et pourtant, dans la plupart des cas, l'être humain laisse passer cette période de transition si précieuse, il se laisse conduire par un entourage «éclairé» sur des voies erronées qui le retiennent et qui malheureusement vont même bien souvent jusqu'à le mener vers le bas

. C'est pourquoi il ne parvient pas à se débarrasser des vibrations néfastes qui l'entourent et qui ne font que recevoir un nouvel apport de force. Son libre arbitre se trouve donc pris de plus en plus comme dans une toile d'araignée jusqu'à ce qu'il ne parvienne plus à le reconnaître.

Ainsi en va-t-il de la première incarnation sur Terre. Lors des incarnations ultérieures devenues nécessaires, l'être humain apporte un karma bien plus chargé. Néanmoins, la possibilité de s'en libérer se représente à chaque fois, et aucun karma ne saurait être plus puissant que l'esprit humain en pleine possession de ses moyens dès que la force sexuelle lui permet d'établir une liaison étroite avec la matière dont le karma fait précisément partie.

Cependant, si l'être humain a laissé passer cette période, s'il a négligé de se libérer de son karma et de recouvrer l'usage de son libre arbitre qui en dépend, s'il s'est empêtré encore davantage et peut-être même s'il est tombé bien bas, le concours d'un puissant allié continue malgré tout à s'offrir à lui pour venir à bout de son karma et poursuivre son ascension: c'est le plus grand vainqueur qui soit; il est capable de tout surmonter.

La Sagesse du Créateur a voulu que, dans la matière, les moments dont il vient d'être question ne soient pas les seuls à donner à l'être humain la possibilité de trouver rapidement de l'aide, de pouvoir se ressaisir, de prendre conscience de sa véritable valeur et même de recevoir une impulsion d'une puissance exceptionnelle capable d'attirer son attention sur cette possibilité.

Cette puissance qui tient du miracle et dont dispose chaque être humain tout au long de son existence terrestre, cette puissance qui est constamment prête à lui venir en aide et qui procède elle aussi de la même union entre la force sexuelle et la force spirituelle, cette puissance qui peut entraîner la libération du karma, c'est l'amour! Non pas l'amour exigeant propre à la matière dense, mais le grand et pur amour qui ne connaît ni ne veut rien d'autre que le bien de l'être aimé, sans jamais penser à soi. Il fait lui aussi partie de la Création matérielle, il n'exige aucun renoncement, aucune ascèse, mais ne veut toujours que ce qu'il y a de mieux pour l'autre; il s'inquiète pour lui, souffre avec lui, mais partage aussi sa joie.

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La base de cet amour est la nostalgie d'un idéal, intuition semblable à celle de la jeunesse non corrompue lors de l'éveil de la force sexuelle. Mais l'amour pousse aussi celui qui est conscient de sa responsabilité, donc l'homme mûr, et lui permet de déployer jusqu'à l'héroïsme la totalité de ses facultés si bien que ses forces créatrices et combatives se trouvent tendues à l'extrême. L'âge n'impose ici aucune limite! Dès qu'un être humain s'ouvre à un amour pur, qu'il s'agisse de l'amour de l'homme pour la femme ou inversement, ou bien de l'amour pour un ou une amie, ou encore pour les parents ou pour un enfant, peu importe! A condition qu'il soit pur, il apporte comme premier don l'occasion de se libérer de tout karma - un karma qui, dès lors, ne se manifeste plus que de façon purement «symbolique»; il permet l'épanouissement du vouloir libre et conscient, car ce dernier peut s'orienter uniquement vers le haut. La conséquence toute naturelle en est le commencement de l'ascension et la libération des chaînes indignes qui le retiennent.

La première intuition qui se manifeste à l'éveil d'un amour pur est que l'on se sent indigne vis-à-vis de l'être aimé. En d'autres termes, cet état se caractérise par l'apparition de la modestie et de l'humilité, donc par la naissance de deux grandes vertus. C'est alors que s'éveille l'ardent désir d'étendre une main protectrice sur l'autre afin qu'il ne lui arrive aucun mal, mais que son chemin le conduise au contraire sur des sentiers fleuris et ensoleillés. Vouloir être «aux petits soins» pour quelqu'un n'est nullement une formule creuse; elle désigne au contraire fort justement l'intuition naissante.

Cette façon d'agir équivaut en effet à un renoncement de soi, à un immense désir de servir qui suffirait à lui seul pour s'affranchir rapidement de tout karma, à condition que ce vouloir persiste et ne fasse surtout pas place à des pulsions purement sensuelles. Finalement, l'amour pur s'accompagne encore de l'ardent désir de pouvoir accomplir pour l'être aimé quelque chose de vraiment grand au sens noble du terme, de ne pas le blesser ni l'offenser par le moindre regard, la moindre pensée ou la moindre parole, et à plus forte raison par un vilain geste. Ainsi naissent les égards les plus délicats.

Il importe ensuite de conserver ces pures intuitions et de les placer au-dessus de toute autre chose.

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07 août 2011

L'HOMME ET SON LIBRE ARBITRE 10-11-12

 

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Un être humain qui, sur cette Terre, serait élevé et noble spirituellement, et qui irait par conséquent vers ses contemporains le cœur empli d'un profond amour spirituel leur demeurerait étranger, il ne pourrait se rapprocher d'eux intérieurement aussi longtemps que sa force sexuelle serait inopérante. Le pont qui lui permettrait de les comprendre et d'éprouver les mêmes sentiments qu'eux lui ferait défaut; par conséquent un abîme les séparerait.

Mais dès l'instant où cet amour spirituel établit une liaison pure avec la force sexuelle et s'en trouve embrasé, le courant de force destiné à tous les plans de la matière acquiert une tout autre vitalité, il revêt alors une réalité plus tangible sur le plan terrestre, ce qui lui permet d'agir pleinement et de façon intelligible sur les humains de cette Terre et sur l'ensemble de la matière. Ce n'est qu'alors qu'il est absorbé et ressenti dans la matière et qu'il peut répandre dans la Création la bénédiction qu'est censé apporter l'esprit humain.

Il y a quelque chose de puissant dans cette liaison. Voilà le but proprement dit, ou du moins le but principal de cette pulsion naturelle considérée par beaucoup comme mystérieuse et incommensurable; son but est en fait de permettre à l'élément spirituel de s'épanouir dans la matière en y déployant la plénitude de son activité. Si l'élément spirituel en était dépourvu, il demeurerait par trop étranger à la matière pour être capable de s'y manifester comme il convient.

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Le but de la procréation ne vient qu'en second lieu. Ce qui compte, c'est l'élan imprimé à l'être humain par cette liaison. L'esprit humain acquiert ainsi la plénitude de sa force, sa chaleur et sa vitalité; il est pour ainsi dire «achevé» avec ce processus. Telle est la raison pour laquelle ce n'est qu'à partir de ce moment-là que s'instaure sa pleine responsabilité.

Cependant, c'est à ce tournant décisif que la sage justice de Dieu donne en même temps à l'être humain non seulement la possibilité de se débarrasser aisément de tout le karma dont il a jusqu'alors chargé son libre arbitre, mais encore l'impulsion naturelle lui permettant de s'en affranchir. Ainsi l'être humain peut-il à nouveau libérer entièrement son vouloir afin de devenir un enfant de Dieu pleinement conscient de sa puissance dans la Création et d'y agir conformément à la Volonté divine. Grâce à la pureté et à la noblesse de ses intuitions, il peut prendre son essor vers les hauteurs où, en conséquence, il se trouvera plus tard attiré dès qu'il aura déposé son corps de matière dense.

Si l'être humain n'agit pas ainsi, c'est sa faute; en effet, avec l'apparition de la force sexuelle s'éveille tout d'abord en lui un puissant élan vers le haut, vers l'idéal, la beauté et la pureté. On peut toujours observer cela clairement chez les adolescents non corrompus des deux sexes, d'où l'enthousiasme des années d'adolescence dont les adultes ne sourient malheureusement que trop volontiers; il ne faut pas confondre les années d'adolescence avec celles de l'enfance.

Les années d'adolescence sont aussi marquées par des intuitions inexplicables, quelque peu nostalgiques et teintées de gravité. Elles ne sont pas dénuées de fondement ces heures où il semble que le jeune homme comme la jeune fille aient à porter toute la souffrance du monde et où le pressentiment du profond sérieux de l'existence commence à les envahir.

De même, le sentiment si fréquent chez les adolescents de «ne pas se sentir compris» porte en réalité beaucoup de vrai en soi. Ils prennent momentanément conscience de la déformation du monde qui les entoure et qui ne veut ni ne peut comprendre l'élan sacré qui les pousse à prendre un pur envol vers les hauteurs; ce monde n'est satisfait qu'à partir du moment où cette intuition si pressante de l'âme en train de mûrir se trouve ravalée au niveau de la réalité plus «prosaïque», plus concrète, qui lui est plus accessible, une réalité que, dans son intellectualisme borné, il estime mieux adaptée à l'humanité et considère comme étant seule normale.

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Pourtant, il existe d'innombrables matérialistes invétérés qui, durant cette même période de leur existence, ont éprouvé quelque chose d'identique en ressentant le sérieux de ces avertissements; de temps à autre, ils évoquent volontiers l'âge d'or de leurs premières amours avec une nuance de sentimentalité, voire de mélancolie, qui exprime inconsciemment une certaine tristesse d'avoir perdu quelque chose d'indéfinissable.

Et sur ce point ils ont tous raison: le plus précieux des biens leur a été ravi, à moins qu'ils ne l'aient eux-mêmes étourdiment rejeté en enterrant craintivement ce joyau dans la morne routine du labeur quotidien ou sous les railleries de prétendus. «Amis» et «amies», ou encore à la suite de mauvaises lectures ou de mauvais exemples. Pourtant, l'éclat de ce joyau resurgit par moments au cours de leur vie; l'espace d'un instant, il fait alors battre plus fort leur cœur insatisfait en un inexplicable frisson fait de mystérieuse tristesse et de nostalgie.

Bien que constamment et rapidement refoulées puis vertement tournées en dérision par celui qui les éprouve, ces intuitions ne témoignent pas moins de l'existence de ce trésor. Fort heureusement, il en est peu qui peuvent affirmer ne jamais avoir éprouvé de telles intuitions; on ne pourrait d'ailleurs que les plaindre, car ils n'ont jamais vécu.

Or, même des êtres aussi corrompus - disons plutôt des êtres dignes de pitié - éprouvent alors une certaine nostalgie lorsqu'il leur est donné de rencontrer une personne qui utilise comme il convient cette force qui donne des ailes, une personne donc qui est par-là devenue pure et a déjà atteint intérieurement un niveau élevé ici-bas.

Cependant, dans la plupart des cas, une telle nostalgie a tout d'abord pour effet d'éveiller chez ces gens le sentiment de leur propre bassesse et de leur négligence. Ce sentiment se transforme alors en haine, une haine qui peut aller jusqu'à une rage aveugle. Il n'est pas rare non plus qu'un être humain qui se fait remarquer par son exceptionnelle noblesse d'âme s'attire la haine de foules entières sans que lui-même en ait été cause par son comportement. Ces foules ne peuvent alors que vociférer: «Crucifiez-le! Crucifiez-le!» Voilà qui explique la longue suite de martyrs enregistrés par l'histoire de l'humanité.

La raison en est la douleur cruelle éprouvée par ceux qui constatent chez autrui quelque chose de précieux qu'ils ont eux-mêmes perdu. 

 

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28 juillet 2011

L'homme et son libre arbitre 7-8-9

 

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Elles enrobent les pures facultés personnelles du germe d'esprit, elles les étouffent, elles ne les laissent ni s'éveiller ni parvenir à l'épanouissement proprement dit. Ces facultés doivent finalement être considérées comme totalement «enfouies», ce qui fait de l'intéressé un mauvais intendant du talent qui lui fut confié.

Un germe d'esprit ne saurait donc être impur en soi puisqu'il vient de ce

qui est pur et ne porte en lui que pureté. Cependant, après s'être enfoncé dans les plans de la matière, il peut souiller son enveloppe - faite, elle aussi, de matière - en «goûtant» au gré de son vouloir à des vibrations impures, c'est-à-dire en cédant aux tentations. En agissant ainsi, il peut même, en ce qui concerne l'enveloppe extérieure de son âme, s'approprier ce qui est impur et, à la manière d'un parasite, étouffer complètement ce qui est noble. Il acquiert de ce fait des qualités impures, à la différence des facultés spirituelles qu'il a apportées et dont il a hérité.

Toute faute et tout karma sont uniquement d'ordre matériel. On ne les trouve qu'à l'intérieur de la Création matérielle, et nulle part ailleurs! Ils ne peuvent pas davantage se transmettre à l'esprit, mais seulement adhérer à lui. Voilà pourquoi il est possible de se laver de toute faute.

Cette prise de conscience ne bouleverse rien. Elle ne fait au contraire que confirmer tout ce que la religion et l'Église disent de façon imagée. Avant tout, nous reconnaissons toujours davantage la grande Vérité que le Christ apporta à l'humanité.

Il va de soi également qu'un germe d'esprit qui se charge d'impureté dans la matière ne peut regagner le plan spirituel avec ce fardeau. Il doit au contraire demeurer dans la matière jusqu'à ce qu'il ait pu se débarrasser de cette charge et s'en affranchir. Compte tenu de cela, il lui faudra tout naturellement être retenu dans la région où le poids de son fardeau le contraint de séjourner; sa plus ou moins grande impureté est ici déterminante.

S'il ne réussit pas à se délivrer de ce fardeau et à le rejeter avant le jour du Jugement, il ne pourra prendre son essor malgré la pureté inaltérée du germe d'esprit. Il est vrai que le foisonnement de ce qui est impur l'a empêché de se développer conformément à ses facultés particulières. Cette impureté le retient par sa pesanteur et l'entraîne dans la décomposition de tout ce qui est matériel.

Or, plus un germe d'esprit devient conscient au cours de son évolution, plus son enveloppe extérieure prend la forme de son genre intérieur: belle s'il aspire à ce qui est noble, laide s'il est enclin à ce qui est vil.

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A chaque fois qu'il change de direction, nœud un se forme dans les fils qu'il traîne derrière lui. Lorsque le germe d'esprit se trompe maintes fois de chemin, errant de-ci, de-là, ces fils peuvent constituer une sorte de filet aux mailles multiples où il s'empêtre. Il s'ensuit qu'il peut soit y périr en s'y trouvant retenu, soit être contraint de s'en arracher de toute son énergie.

Les vibrations auxquelles il s'est adonné en cours de route en grignotant ou en se régalant restent liées à lui et le suivent comme des fils. De ce fait, elles lui envoient aussi en permanence leurs vibrations particulières.

Pour peu qu'il conserve longtemps la même direction, les fils les plus éloignés comme les plus proches sont toujours en mesure d'agir avec la même intensité. Mais s'il change d'orientation, les vibrations anciennes exercent une influence de plus en plus faible par suite du croisement des fils, étant donnée qu'elles doivent d'abord traverser un nœud qui les freine. En effet, la formation de ce nœud établit déjà une liaison et une fusion avec la nouvelle direction d'un autre genre.

Et cela se poursuit ainsi sans interruption. Avec la croissance du germe d'esprit, les fils deviennent plus denses et plus solides, ils forment le karma dont les répercussions peuvent finir par acquérir une si grande puissance qu'elles ajoutent à l'esprit tel ou tel «penchant» susceptible finalement de porter atteinte à ses libres décisions et de leur imprimer une direction que l'on peut connaître à l'avance. Le libre arbitre se trouve alors obscurci et il n'est plus en mesure de se manifester en tant que tel.

 

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Le libre arbitre est donc présent dès le départ, mais maint vouloir se trouve par la suite chargé à un point tel qu'il subit fortement les influences mentionnées précédemment; il ne peut donc plus être question de libre arbitre.

Le germe d'esprit qui se développe de plus en plus selon ce processus doit donc se rapprocher sans cesse de la Terre parce que c'est d'elle qu'émanent les plus fortes vibrations. En se dirigeant toujours plus consciemment, il les suit ou, pour mieux dire, il se laisse «attirer» par elles afin de pouvoir goûter pleinement et de plus en plus intensément les genres de vibrations qu'il a choisis selon son inclination. De grignoter, il en viendra véritablement à «savourer», pour finir par «se délecter».

Si les vibrations qui émanent de la Terre revêtent une telle intensité, c'est parce qu'un élément nouveau, qui les renforce considérablement, entre ici en jeu: la force sexuelle du corps de matière dense.' Cette force a la mission et la faculté, d'embraser» l'ensemble des intuitions spirituelles. Elle seule permet à l'esprit d'établir une liaison véritable avec la Création matérielle; ce n'est donc qu'à partir de ce moment-là qu'il est en mesure d'y oeuvrer avec toute sa force. Il dispose dès lors de tout ce qui lui est nécessaire pour s'imposer pleinement dans la matière, pour s'y camper solidement en toutes circonstances et pouvoir y oeuvrer de façon pénétrante et avec force, pour être armé contre tout et en même temps protégé contre tout.

D'où les ondes de force d'une puissance inouïe qui émanent des expériences vécues sur la Terre par les êtres humains. Il est vrai que ces ondes ne dépassent jamais les limites de la Création matérielle, mais leurs vibrations pénètrent jusqu'aux plus fines ramifications de cette dernière.

 

 

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14 juillet 2011

L'Homme et son libre arbitre 4-5-6

 

 

 

 

 

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Comme ce processus est grand, comme il est puissant, tout en demeurant parfaitement naturel à chacun de ses stades! Il n'est rien qui ne soit soumis à un développement logique. La logique est en effet inhérente à toutes les activités divines puisque celles-ci sont parfaites, et rien de ce qui est parfait ne saurait manquer de logique.

Chacun de ces germes d'esprit porte en lui des capacités identiques parce qu'en vérité tous procèdent d'un seul esprit, et chacune de ces capacités prise individuellement recèle une promesse dont l'accomplissement se réalise obligatoirement dès l'instant où cette capacité est amenée à se développer, mais seulement à cette condition.

Voilà ce qui attend chaque germe lors de l'ensemencement. Et pourtant...

Un semeur s'en alla semer: A l’ endroit où la matière la plus subtile de la Création touche au plan de l'essentialité se trouve le champ d'ensemence ment des germes d'esprits humains.

De petites étincelles franchissent la frontière du plan de l'essentialité pour s'enfoncer dans le sol vierge de la partie la plus subtile de la Création; on dirait les décharges électriques d'un orage. C'est comme si la main créatrice du Saint-Esprit éparpillait des grains de semence dans la matière.

Tandis que la semence se développe et mûrit lentement dans l'attente de la moisson, de nombreux grains se perdent. Ils ne lèvent pas, ce qui veut dire qu'ils n'ont pas développé leurs facultés supérieures; ils sont au contraires pourris ou desséchés et se trouvent contraints de se perdre dans la matière. Quant à ceux qui ont levé et poussent au-dessus du sol, ils sont rigoureusement triés lors de la moisson: les épis vides sont séparés des épis pleins. Et, après la moisson, la balle est à nouveau soigneusement séparée du froment.

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Telle est à grands traits l'image du processus évolutif. Pour reconnaître à présent le libre arbitre, nous devons au préalable suivre de plus près le développement proprement dit de l'être humain.

Lorsque des étincelles spirituelles plongent dans la substance constituée par les ramifications de matière subtile de la Création matérielle, une enveloppe gazeuse faite d'une substance de genre identique à celle de cette région extrêmement fine de la matière entoure immédiatement ces étincelles. Ainsi le germe d'esprit de l'être humain fait-il son entrée dans la Création qui, à l'instar de tout ce qui est matériel, est soumise au changement et à la désagrégation. Il est encore libre de karma, dans l'attente des choses à venir.

Or, les vibrations émanant des intenses expériences vécues qui se déroulent sans interruption au sein de la Création tout au long du processus d'évolution et de désagrégation parviennent jusqu'à ces ultimes ramifications de matière subtile.*

Bien qu'il ne s'agisse que des plus délicates manifestations de ces vibrations

(Ne Ne sont données ici pour le moment que les grandes lignes de ce processus. Des conférences ultérieures en fourniront une description plus détaillée.) elles suffisent néanmoins à éveiller le vouloir sensible inhérent au germe d'esprit et à attirer son attention.

 

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Il éprouve l'impérieux besoin de «goûter» à telle ou telle vibration, de la suivre ou, en d'autres termes, de se laisser entraîner par elle, ce qui équivaut pour lui à se laisser attirer.

Telle est la première décision du germe d'esprit doté d'aptitudes multiples; selon ce qu'il a choisi, il se trouve à présent attiré ici ou là. C'est ainsi que les premiers fils, les plus ténus, commencent déjà à se nouer pour former la texture de ce qui doit devenir plus tard le «tapis» de sa vie.

Dès lors, le germe - qui se développe rapidement - peut mettre chaque instant à profit pour s'abandonner aux vibrations de genres différents qui croisent sans cesse son chemin sous les formes les plus diverses. Dès qu'il en prend la résolution - c'est-à-dire lorsqu'il le désire- il change de direction et suit le genre nouvellement choisi ! en d'autres termes, il se laisse entraîner par lui.

En se servant de son désir comme d'un gouvernail, il peut changer de cap dans ces courants dès que l'un d'entre eux ne lui convient plus. Il en vient donc ici et là à «déguster».

Lors de cette dégustation, il mûrit toujours davantage, il acquiert lentement la faculté de discernement et finalement la capacité de juger. Devenant sans cesse plus conscient et plus assuré, il finit par prendre une direction plus précise. Le choix des vibrations qu'il veut suivre n'est pas sans exercer sur lui une profonde influence.

Il s'ensuit tout naturellement que ces vibrations dans lesquelles le germe d'esprit baigne pour ainsi dire, en raison de son libre vouloir, exercent sur lui une influence selon leur genre et de par la fonction de réciprocité.

Or, le germe d'esprit lui-même ne renferme que des facultés nobles et pures! Elles sont le «talent» qu'il est tenu de faire «fructifier» dans la Création. S'il s'adonne à de nobles vibrations, sous l'effet de la fonction de réciprocité celles-ci stimuleront les facultés qui reposent dans le germe. Elles les réveilleront, les renforceront et les développeront afin qu'avec le temps elles produisent de riches intérêts et répandent une grande bénédiction dans la Création. Un esprit humain qui se développe de cette manière devient par-là un bon intendant.

Mais s'il prend la résolution de suivre surtout des vibrations peu nobles, celles-ci peuvent à la longue exercer sur lui une telle influence que leur genre adhère à lui.

 

 

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29 juin 2011

L'HOMME ET SON LIBRE ARBITRE 1-2-3

 

1

L'HOMME ET SON LIBRE ARBITRE

Afin de pouvoir donner une image complète à ce sujet, il faut tenir compte de nombreux facteurs extérieurs qui exercent une influence plus ou moins grande sur le fond du problème.

Le libre arbitre! C'est une chose devant laquelle même des êtres remarquables demeurent songeurs parce que, selon les lois de la justice, pour qu'il y ait responsabilité, il faut nécessairement qu'il y ait aussi une possibilité de prendre librement des décisions.

Où que l'on se tourne, on entend de tous côtés cette question: Comment peut-on parler d'un libre arbitre chez l'être humain s'il y a en réalité une providence, des guides, une prédestination, des influences astrales et un karma? Qu'il le veuille ou non, l'être humain se trouve bousculé, raboté, modelé!

Des chercheurs sincères se précipitent avec zèle sur tout ce qui traite du libre arbitre en reconnaissant à juste titre que, précisément sur ce sujet, une explication s'impose. Tant qu'elle fera défaut, l'être humain ne pourra pas non plus décider de l'attitude qu'il doit adopter pour tenir dans la grande Création la place qui est la sienne. Mais si son attitude envers la Création n'est pas juste, il devra y demeurer un étranger, il errera de-ci, de-là, il se verra bousculé, raboté, modelé, parce qu'il n'est pas conscient du but à atteindre.

Son grand défaut vient de ce qu'il ne sait pas où réside véritablement son libre arbitre, ni comment il s'exerce. Ce fait montre aussi qu'il a entièrement perdu le chemin qui mène à son libre arbitre et qu'il ne sait plus comment le retrouver.

L'entrée du sentier qui conduit à la compréhension, dissimulée sous un amoncellement de sables mouvants, n'est plus reconnaissable; les traces sont effacées. Indécis, l'être humain s'épuise à tourner en rond jusqu'à ce qu'une brise rafraîchissante finisse par dégager les chemins.

 

Qu'en pareille circonstance tout ce sable mouvant soit d'abord soulevé et balayé en un violant tourbillon et qu'en se dissipant il parvienne encore à brouiller la vue de nombreux êtres qui continuent à chercher avidement l'ouverture du chemin, voilà qui est naturel et se comprend aisément.

 

C'est la raison pour laquelle chacun doit observer la plus grande prudence afin de garder une vision claire jusqu'à ce que le tout dernier grain de sable se soit envolé. Sinon, il peut arriver qu'en raison de sa vue brouillée, tout en voyant le chemin, il fasse néanmoins un faux pas, chancelle et tombe avant de finir par sombrer alors que ce chemin se trouve déjà devant lui.

 

L'incompréhension qu'avec obstination les êtres humains manifestent sans cesse en ce qui concerne l'existence du libre arbitre provient surtout de ce qu'ils ne comprennent pas ce qu'est effectivement ce libre arbitre.

 

Certes, l'explication réside déjà dans l'expression elle-même, mais là comme partout ailleurs on ne voit pas ce qui est vraiment simple, précisément parce que c'est trop simple! On cherche au contraire au mauvais endroit et par conséquent on ne parvient pas non plus à se représenter ce qu'est le libre vouloir.

 

La majeure partie des êtres humains considère aujourd'hui le «vouloir» comme étant cette construction engendrée de force par le cerveau terrestre lorsque l'intellect lié à l'espace et au temps impose et imprime aux pensées et aux sentiments une direction déterminée, peu importe laquelle.

 

Toutefois, il ne s'agit nullement dans ce cas du vouloir libre, mais du vouloir assujetti par l'intellect terrestre.

 

Cette confusion entretenue par bien des gens entraîne de graves erreurs; elle édifie le mur qui rend toute connaissance et toute compréhension impossible. L'homme s'étonne alors de trouver des lacunes, de se heurter à des contradictions et de ne pouvoir faire intervenir la moindre logique.

 

Le libre arbitre - seul capable d'exercer une influence décisive sur l'existence proprement dite au point de pouvoir pénétrer bien loin dans le monde de l'au-delà, de marquer l'âme de son sceau et de la modeler - est d'une tout autre nature; il est bien trop grand pour être aussi terrestre. C'est pourquoi il n'a aucun rapport avec le corps terrestre de matière dense et n'en a donc pas davantage avec le cerveau. Il repose exclusivement dans l'esprit lui-même, dans l'âme de l'être humain.

 

Si l'homme ne donnait pas sans cesse la souveraineté absolue à l'intellect, le libre vouloir aux vastes perspectives - qui est l'expression de son «moi» spirituel véritable - pourrait prescrire au cerveau intellectuel la direction indiquée par la délicate intuition

 

  3

. Absolument indispensable à la réalisation de tous les buts terrestres liés à l'espace et au temps, le vouloir assujettiserait alors bien souvent dans l'obligationde s'engager sur une autre voie que celle qu'il suit aujourd'hui.

 

Que le destin prenne alors une autre direction se comprend aisément parce que, d'autres voies ayant été prises, le karma tisse aussi d'autres fils et entraîne une autre fonction de réciprocité.

 

Naturellement, cette explication ne saurait encore permettre de comprendre ce qu'est vraiment le libre arbitre. Si l'on souhaite en brosser un tableau complet, il faut savoir comment le libre arbitre s'est déjà manifesté et de quelle façon s'est produit l'enchevêtrement souvent très complexe d'un karma préexistant dont les effets sont capables d'étouffer le libre arbitre au point qu'il est très difficile, voire totalement impossible, de reconnaître encore son existence.

 

Mais une telle explication ne peut à son tour être fournie que si l'on remonte entièrement le cours du devenir de l'être humain spirituel en partant de l'instant où le germe d'esprit pénètre pour la première fois dans l'enveloppe de matière subtile, aux confins de la matière.

 

Nous voyons alors que l'être humain n'est nullement ce qu'il s'imagine être. En aucune façon il n'a en poche le droit absolu à la félicité, pas plus qu'à une vie éternelle et personnelle. L'expression «Nous sommes tous des enfants de Dieu» est fausse si elle est prise dans le sens que lui donnent les humains. Chaque être humain n'est pas un enfant de Dieu, il ne le devient que lorsqu'il a suffisamment évolué dans ce sens.

 

L'être humain se trouve placé dans la Création en tant que germe d'esprit. Ce germe porte en lui tout ce dont il a besoin pour pouvoir se développer et devenir un enfant de Dieu personnellement conscient. Mais cela implique qu'il développe et cultive à cet effet les facultés correspondantes au lieu de les laisser s'atrophier.

 à venir la suite

 

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27 mai 2011

REGARD SUR L'AVENIR:QUI SE RESSEMBLE S'Assemble ? 4-5-6-7

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Les cercles sont la base de l'ascension sociale de tout peuple, et la solution de tous les problèmes sociaux s'y trouve étroitement rattachée.

Cette expérience, et en tout premier lieu la conduite prudente de leurs guides, facilitèrent aux hommes de l'ère nouvelle leur adaptation à l'ordre naturel de la société. Même si au début, ils ressentirent cette conduite comme inabituellement sévère, ils y virent néanmoins bientôt l'incorruptible justice qui mené tout à bonne fin. Ceci se manifesta finalement par la belle confiance qu'ils accordèrent sans réserve á leurs guides dont ils ressentaient la juste nécessité.

Si une conduite éclairée fait défaut, il ne peut y avoir de progression dans la création entière. Depuis la création spirituelle primordiale jusqu'à la postcréation matérielle, une longue chaîne de guides et d'aides est invariablement á l’œuvre selon la Volonté de Dieu. Là où il y a évolution, il faut qu'il y ait des guides pour la conduire et la diriger. La Terre ne fait pas exception á la règle. De grands guides terrestres tels que Moïse, les prophètes, Bouddha, Lao-Tsé, Zoroastre et Mahomet en sont quelques exemples.

L'un des grands maux des temps passés fut le manque grandissant de guides authentiques possédant avant tout une connaissance totale des lois de la création. Il arriva très souvent que ceux qui devaient être conduits prirent la place des guides qui manquaient ou qui avaient failli; on leur donna aussi le droit de jouer un grand rôle dans les décisions á prendre, ce qui eut pour conséquence des erreurs d'évolution considérables.

Étant donné la situation, il est compréhensible qu'on ait souhaité avoir un chef véritable dont le premier devoir serait de toujours accomplir la Volonté de Dieu, Volonté que Dieu a ancrée dans les lois de Sa création. Or, cet accomplissement réside dans le fait de tisser ces lois dans la trame de la vie quotidienne terrestre et d'agir en conséquence.

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La notion d'égalité s'est également modifiée. On peut parler d'égalité lorsque les germes d'esprits inconscients quittent le Paradis.

A ce stade, tous sont égaux dans la répartition de leurs facultés qui sommeillent encore. Sont égaux également tous les esprits humains qui retournent au Paradis à l'état pleinement conscient, ce qui implique une égale maturité spirituelle.

Mais, entre ces deux états, l'inégalité existe chez les esprits humains qui cheminent dans le monde de la matière entre leur départ et leur retour au Paradis. L'inégalité est fondée sur le libre arbitre de l'homme; cette faculté permet à chacun de décider lui-même du degré de maturité de son évolution, ce qui exclut une maturation uniforme de tous les êtres humains. Des situations terrestres inégales et des mœurs différentes en sont les conséquences. Toute tentative d'égalisation, dans quelque domaine que ce soit, est pour cette raison vouée à l'échec dès le départ.

On doit considérer en même temps que, tout en étant profondément inégaux, les êtres humains peuvent cependant présenter les affinités les plus diverses.

La différence de maturité spirituelle est confirmée par la composition différente du sang, car c'est l'esprit qui forme le sang. On n'en resta pas à la connaissance des groupes sanguins A, B, AB et O. Ceux-ci furent considérablement élargis. Finalement, on fit encore un pas en avant dans les recherches en établissant des formules sanguines propres à des individus isolés. Ce faisant, on découvrit que, dans le nombre croissant des formules individuelles, il y avait de moins en moins de personnes qui possédaient exactement les mêmes formules sanguines, donc la même composition du sang. En continuant d'affiner les méthodes de recherches, il ne resta que très peu d'êtres humains présentant la même formule sanguine.

La véritable raison en est qu'en dépit des mêmes facultés spirituelles fondamentales, il existe à peine deux êtres humains qui, par l'effet du libre arbitre, se ressemblent totalement dans leur évolution et leur maturité spirituelles.

Puisque l'esprit forme le sang, aux diverses maturités spirituelles des êtres humains doit donc également correspondre une composition sanguine distincte - d'où les formules sanguines différentes selon les individus.

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L'esprit exerce une influence sur le corps physique par le sang. C'est dans ce sens que doit être comprise la citation de Schiller: «C'est l'esprit qui édifie le corps» (La mort de Wallenstein 3, 13); et W. v. Humboldt disait: «Il est incroyable de constater combien de force l'âme peut fournir au corps» (Lettre á une amie, 1833). Cette transmission de force n'est possible à son tour que par le sang en tant que médiateur. Le sang est, comme disait Goethe, «un suc tout particulier» car sa formation se trouve placée sous l'influence de l'esprit.

Ainsi, le savoir humain sur la création s'élargit de plus en plus. Que ce soit sur le plan social, culturel ou économique, il contribue à l'accomplissement joyeux et harmonieux d'une collaboration toujours plus parfaite entre les cercles.

En jetant un regard en arrière, les hommes arriveront á comprendre pourquoi les classes d'autrefois se sont battues pour obtenir le pouvoir et ont lutté jusqu'à l'anéantissement.

Cela tenait à la répartition erronée de la société en classes

Supérieures_ moyennes et inférieures. Ce fut la depuis le début

le mal fondamental. Il cultiva l'orgueil dans les classes supérieures, la haine et l'envie dans les classes inférieures, cependant que les classes moyennes s'ankylosaient toujours davantage dans un paresseux confort.

Les partis se tenaient également sur un faux terrain. Ceci se manifesta par des divergences d'opinions et des heurts continuels qui, allant jusqu'à l'hostilité, empêchèrent l'établissement d'une collaboration féconde et durable pour le bien du peuple.

Dans l'ère nouvelle, des répartitions erronées seront exclues car, au lieu d'agir en-dessous ou au-dessus des autres, tous les cercles oeuvreront les uns á côté des autres. Ils reconnaîtront que, dans l'ordre de la création voulu par Dieu, chaque cercle est un maillon pleinement valable, et par conséquent indispensable.

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Dans l'accomplissement de ses devoirs terrestres, l'un est tout aussi important que l'autre.

En effet, tout cercle qui se forme selon la loi d'attraction des affinités a ses valeurs spirituelles et terrestres qui se complètent et font absolument partie de la prospérité et du bien-être du peuple tout entier.

C'est pourquoi aucun cercle ne peut regarder l'autre de haut. Gellert exprime cette complémentarité mutuelle de façon très simple dans sa fable: «l'aveugle et le paralytique»: «Tu n'as pas ce qu'ont les autres, et il manque aux autres les dons que tu possèdes;c'est de cette imperfection que naît la sociabilité.»

Les hommes de la nouvelle Terre ont reconnu tout ceci comme étant juste et ils font l'impossible pour prendre les lois de la création comme bases de toute leur vie terrestre. Ils sont convaincus que la Volonté de Dieu s'exprime dans les lois de Sa création et que seule l'obéissance á ces lois équivaut à accomplir la Volonté divine. C'est á partir de la que grandissent les égards et le respect mutuels avec la ferme résolution de ne plus infliger de peine á son prochain.

En reconnaissant cela, l'humanité a enfin trouvé la paix intérieure et extérieure si ardemment souhaitée. Les innombrables détresses, les luttes de classes ou encore les prétentions sociales n'existent plus car les êtres humains ne connaissent plus qu'un seul but désormais: être des hommes dignes de ce nom en l'honneur de Dieu!

 

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Il ne tient qu'aux hommes de l'époque présente d'atteindre ce but. Cette image de l'avenir devrait pouvoir y contribuer et inciter à la réflexion. Elle fait connaître une loi de la création qui est d'une importance capitale pour la vie en société des êtres humains: c'est l'attraction des affinités et elle montre dans les grandes lignes son application dans le domaine social.

Peut-être sera-t-il á présent plus facile de comprendre également les misères et la confusion de la société humaine actuelle.

Références

Dans la Lumière de la Vérité

Message du Graal

De Abd-ru-shin

Herbert Vollmann

Un portail s’ouvre

Réal Rondeau

Posté par m_e_s_s_g_e à 02:08 - spirituel - Commentaires [0] - Rétroliens [0]