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sociospirituel

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25 août 2017

Le premier pas

Le Premier pas

Rendez ma Parole vivante en vous, car seul cela peut vous apporter le profit dont vous avez besoin pour permettre à votre esprit de s’élever vers les hauteurs lumineuses des éternels jardins de Dieu !

Il ne sert à rien d’avoir connaissance de la Parole ! Quand bien même vous pourriez réciter par cœur mon Message tout entier, phrase par phrase, pour vous en instruire, vous et vos semblables… cela ne sert à rien si vous n’agissez pas en conséquence, si vous ne pensez pas dans le sens de ma Parole, si vous ne réglez pas d’après elle votre vie terrestre tout entière, comme quelque chose qui va de soi, qui est passé dans votre chair et dans votre sang, et qui ne saurait être séparé de vous. Alors seulement, vous pourrez puiser dans mon Message les éternelles valeurs qu’il renferme pour vous.

« C’est à leurs œuvres que vous les reconnaîtrez ! » Cette Parole du Christ s’adresse en premier lieu à tous les lecteurs de mon Message ! À leurs œuvres, signifie : dans leur activité, donc dans leurs pensées et dans leurs actes au cours de la vie quotidienne de l’existence terrestre. Ce que vous dites fait aussi partie de vos actes, et pas uniquement ce que vous faites, car la parole est un acte dont vous avez jusqu’à présent sous-estimé l’effet. Même les pensées en font déjà partie.

Les êtres humains ont coutume de dire que les pensées sont « exemptes de taxes ». Ils veulent laisser entendre par là qu’on ne peut leur demander de comptes pour leurs pensées sur le plan terrestre parce qu’elles se situent à un niveau inaccessible aux mains humaines.

Voilà pourquoi ils jouent souvent avec les pensées de la plus frivole manière, ou plus exactement ils jouent en pensées, un jeu hélas souvent très dangereux, auquel ils se livrent dans la vaine illusion de pouvoir en sortir indemnes.

Mais en cela ils se trompent, car les pensées elles aussi appartiennent à la matière dense, et c’est là qu’elles doivent dans tous les cas être rachetées aussitôt que l’esprit a rompu le lien avec le corps terrestre, avant qu’il ne soit capable de prendre librement son essor.

C’est pourquoi, cherchez dès vos pensées à vibrer constamment dans le sens de mon Message, de façon à ne vouloir que ce qui est noble et à ne pas descendre dans les bas-fonds, imaginant que nul ne peut le voir ni l’entendre !

Les pensées, les paroles et l’acte extérieur appartiennent tous au domaine de la matière dense de cette Création !

Les pensées agissent dans la matière dense de faible densité, les paroles dans la matière dense moyenne, et les actes extérieurs se forment dans la matière dense la plus grossière, c’est-à-dire la plus compacte. Ces trois genres de votre activité sont de matière dense !

Mais les formes de ces trois genres sont étroitement reliées entre elles, et leurs effets s’interpénètrent. Ce que cela signifie pour vous et à quel point ces effets sont souvent décisifs et se manifestent de façon déterminante au cours de votre existence, vous ne pouvez dès l’abord le saisir.

Cela veut tout simplement dire que, tout en continuant à agir de façon autoactive selon son genre, une pensée peut aussi renforcer un genre identique dans la matière de moyenne densité et l’amener ainsi à prendre des formes plus vigoureuses ; de même, se trouvant ainsi renforcée, il s’ensuit qu’elle continue à agir en se manifestant sous une forme visible dans la matière la plus dense, sans que vous paraissiez y avoir pris vous-mêmes une part directe.

Il est bouleversant de le savoir quand on connaît la légèreté et l’insouciance dont les êtres humains de cette Terre font preuve dans leur façon de penser.

Vous participez donc sans le savoir à mainte action que l’un ou l’autre de vos semblables n’accomplit que parce qu’il a reçu un apport de force, selon le processus que je viens de vous exposer. Cet apport est ainsi devenu capable de le pousser à exécuter dans la matière la plus dense un acte qui jusqu’alors ne reposait en lui qu’à l’état latent et avec lequel il n’avait fait auparavant que jouer en pensées.

C’est ainsi que bien des êtres humains de la Terre désapprouvent très souvent un acte quelconque commis par l’un de leurs semblables, réprouvant cet acte et le condamnant avec colère, alors que devant les éternelles lois de Dieu il leur revient une part de responsabilité ! Il peut en l’occurrence s’agir d’une personne qui leur est totalement étrangère et d’un acte qu’eux-mêmes n’auraient jamais mis à exécution dans la matière la plus dense.

Approfondissez pour une fois de tels processus, alors vous comprendrez vraiment pourquoi, dans mon Message, je vous lance cet appel : « Gardez pur le foyer de vos pensées, vous faites ainsi régner la paix et vous êtes heureux ! »

Et lorsque vous serez devenus suffisamment forts dans votre propre purification, bien moins de crimes en tous genres, dont beaucoup de gens furent complices sans le savoir, seront commis sur cette Terre.

L’époque et le lieu de ces méfaits, dont vous pouvez devenir complices, ne jouent ici aucun rôle. Même s’ils se sont produits aux antipodes, en des lieux que votre pied n’a jamais foulés et dont vous ignorez jusqu’à l’existence. Des apports de force nés de vos jeux de pensées aboutissent là où ils trouvent des genres similaires, indépendamment des distances, de la nation et du pays.

Des pensées de haine et d’envie peuvent ainsi s’abattre avec le temps sur des individus, des groupes ou des peuples entiers, là où elles trouvent une affinité, les contraignant à des actes qui prennent des formes entièrement différentes de celles qui naquirent d’abord de vos jeux de pensées.

En se manifestant, cela peut alors se montrer conforme à ce que ressent l’exécutant au moment d’agir. Vous pouvez ainsi avoir contribué à perpétrer des actes dont en réalité vous n’avez jamais vous-mêmes imaginé l’horreur ; pourtant, vous êtes liés à eux, et une partie de la répercussion devra nécessairement peser sur votre esprit et s’accrocher à lui comme un poids lorsqu’il se séparera du corps.

Mais inversement, vous pouvez aussi, avec bien plus de force encore, contribuer à la paix et au bonheur de l’humanité ; vous pouvez, en ayant des pensées pures et joyeuses, contribuer à des œuvres accomplies par des êtres humains qui vous sont totalement étrangers.

Évidemment, la bénédiction qui en résulte reflue aussi sur vous et vous ne savez pas pourquoi elle vous échoit.

Si vous pouviez voir, ne serait-ce qu’une fois, comment l’immuable Justice de la très sainte Volonté de Dieu s’accomplit invariablement dans les lois autoactives de cette Création pour chacune des pensées que vous nourrissez, vous mettriez toutes vos forces en œuvre pour acquérir la pureté dans votre façon de penser !

Alors seulement, vous serez devenus les êtres humains que, dans sa grâce, le Créateur veut guider dans son œuvre en les amenant au savoir qui leur confère l’éternité et leur permet de devenir dans cette Création des aides dignes de recevoir les grâces éminentes destinées à l’esprit humain, pour qu’il les transforme et les transmette dans la joie et la gratitude à celles des créatures qui ne peuvent les recevoir qu’ainsi transformées par les hommes et qui en restent criminellement coupées aujourd’hui par suite de la déchéance de l’esprit humain, alors qu’elles avaient pu venir à l’existence en des temps où l’humanité était meilleure et ses vibrations plus pures.

Mais vous n’aurez ainsi rendu vivante et incandescente pour vous sur cette Terre qu’une seule phrase de mon Message !

Elle est pour vous la plus ardue, celle qui rend ensuite tout le reste beaucoup plus facile et dont l’accomplissement ne peut que faire surgir devant vous, sous une forme tangible et visible sur Terre, miracle sur miracle. −

Lorsque vous aurez fait cet effort, vous rencontrerez sur votre chemin un nouveau danger qui résulte de la déformation de la pensée humaine : vous reconnaîtrez que vous disposez par là d’un pouvoir que vous ne voudrez que trop volontiers comprimer dans des formes bien définies pour qu’il serve tel ou tel dessein particulier fait de désirs personnels.

C’est contre cela que je veux dès aujourd’hui vous mettre en garde, car ce danger peut vous engloutir, et vous pourriez y succomber après vous être déjà engagés sur le bon chemin.

Gardez-vous de vouloir conquérir cette pureté des pensées de force et en luttant ; ce faisant, vous la comprimeriez dès l’abord dans des voies déterminées et vos efforts ne seraient que charlatanisme ; cette pureté ne serait toujours qu’artificiellement provoquée et ne pourrait jamais avoir l’effet puissant qu’elle doit avoir. Vos efforts porteraient préjudice au lieu de profit parce que l’authenticité de la libre intuition ferait alors défaut. Ce serait une fois de plus un produit du vouloir de votre intellect mais jamais le travail de votre esprit ! C’est contre cela que je vous mets en garde.

Pensez à ma parole du Message qui vous dit que toute vraie grandeur ne peut résider que dans la simplicité, puisque la vraie grandeur est simple ! Vous pourrez sans doute mieux comprendre la simplicitéà laquelle je pense si, en guise de transition, vous la remplacez par les notions terrestres et humaines de modestie et de naturel. Cela est peut-être plus compréhensible pour vous, et vous touchez juste.

Ce n’est pas par le vouloir réfléchi que vous pouvez conférer à vos pensées la pureté à laquelle je pense ; au contraire, simple et sans limites, le pur vouloir doit monter en vous à partir de votre intuition, sans être comprimé dans un mot qui n’a qu’une capacité limitée à faire naître une notion. Cela ne doit pas être ! Un élan vers le bien, un élan qui englobe tout et est capable d’envelopper vos pensées dès leur naissance et de les pénétrer avant même qu’elles ne prennent forme : voilà ce qui est juste, voilà ce dont vous avez besoin.

Ce n’est pas difficile, c’est même beaucoup plus facile que les autres tentatives dès que vous laissez régner la simplicité dans laquelle la présomption de l’intellect quant à ses propres capacités et à sa propre force n’est pas en mesure de se développer. Faites le vide de vos pensées et libérez en vous l’élan vers ce qui est noble et bon : vous aurez alors pour penser la base qui est issue du vouloir de votre esprit, et ce qui en naîtra, vous pourrez tranquillement l’abandonner au travail de l’intellect pour qu’il le réalise dans la matière dense la plus compacte. Jamais quelque chose de faux ne pourra dès lors se former.

Rejetez loin de vous tous les tourments qui viennent de vos pensées ; par contre, faites confiance à votre esprit qui se fraiera immanquablement le bon chemin si vous ne l’emmurez pas vous-mêmes. Devenez libres en esprit ne signifie rien d’autre que : laissez l’esprit qui est en vous suivre son chemin ! Il ne pourra alors faire autrement que de s’acheminer vers les hauteurs, puisque son genre même l’attire avec certitude vers le haut. Vous l’avez retenu jusqu’à présent, si bien qu’il ne pouvait plus s’épanouir ; vous l’avez ainsi empêché de vibrer, autrement dit, vous avez ligoté ses ailes.

La base qui servira à l’édification d’une humanité nouvelle, et que vous ne pouvez ni ne devez contourner, repose sur cette seule phrase : Gardez pur le foyer de vos pensées !

Et c’est par cela que l’être humain doit commencer ! C’est son premier devoir, qui fait de lui ce qu’il doitdevenir : un exemple pour tous ceux qui aspirent à la Lumière et à la Vérité et qui veulent avec gratitude servir le Créateur par leur être tout entier. Quiconque accomplit cela n’a plus besoin d’autres directives. Il est tel qu’il doit être ; de ce fait, il recevra intégralement les aides qui l’attendent dans la Création et qui le conduiront vers le haut, sans interruption

 

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28 janvier 2017

LES ÊTRES HUMAINS IDÉAUX

LES ÊTRES HUMAINS IDÉAUX

MG II, 23, 1.      DISONS plutôt : les êtres humains qui veulent être idéaux ! Mais, là en core, il faut auparavant rigoureusement exclure en premier lieu tous ceux qui se considèrent comme tels, ou qui se laissent volontiers désigner comme tels, alors qu’ils ne font pas partie de ceux qui veulent vraiment être idéaux.

MG II, 23, 2.      Il s’agit de la grande catégorie des êtres humains des deux sexes qui sont mous et exaltés, auxquels viennent encore s’ajouter ceux qui sont dotés d’une imagination débordante et ne sont jamais parvenus à maîtriser ce don et à l’exploiter de façon utile. Il faut également exclure ceux qui sont toujours insatisfaits des conditions existantes et qui attribuent ce mécontentement au fait qu’ils ont des dispositions plus proches de l’idéal que les autres et ne sont donc pas adaptés à leur temps.

MG II, 23, 3.      Nous trouvons ensuite la foule des soi-disant « incompris» » des deux sexes, quoique composée en majeure partie de jeunes filles et de femmes. Les personnes de cette catégorie s’imaginent être incomprises. Pour parler clair, elles vivent constamment dans l’illusion de porter en elles un trésor de valeurs que les autres, ceux qu’elles fréquentent actuellement, ne sont pas capables de reconnaître. Or, en réalité, leur âme ne recèle pas le moindre trésor mais plutôt une source intarissable de désirs sans bornes qui ne sauraient jamais être satisfaits.

MG II, 23, 4.      On peut tranquillement qualifier tous ces soi-disant incompris d’êtres humains « inutilisables », puisqu’ils s’avèrent inaptes à vivre comme il se doit dans le présent et ne poursuivent que ce qui est irréel, voire même dans certains cas ce qui est inconsistant. Il s’agit cependant toujours de ce qui est incompatible avec une saine vie terrestre. Malheureusement, le chemin que suivent ces jeunes filles et ces femmes, éternelles incomprises, les mène bien souvent à une vie que l’on qualifie communément de « légère » et d’immorale parce qu’elles ne veulent toujours que trop volontiers, trop facilement et aussi trop souvent se faire « consoler », ce qu’évidemment, une certaine catégorie d’hommes sait et exploite sans scrupules.

MG II, 23, 5.      Or, ce sont précisément ces incomprises qui, à tous égards, sont et resteront toujours des êtres sur lesquels on ne peut compter. Elles se croient idéales, mais sont absolument dépourvues de valeur, si bien que quelqu’un de sérieux, qui ne nourrit pas de mauvaises intentions, fait mieux de les éviter. Il serait vain de leur venir en aide. Or, ce ne sont presque toujours que des « consolateurs » malintentionnés qui s’approchent d’elles, et les effets rétroactifs se déclenchent d’ailleurs très rapidement ; en effet, contre le cœur ou dans les bras d’un prétendu consolateur, une jeune fille ou une femme incomprise ne tardera pas, au bout de quelques jours ou de quelques semaines, à se sentir à nouveau « incomprise », et elle aura une fois de plus la nostalgie d’être comprise, parce qu’elle ne sait pas au juste ce qu’elle veut.

MG II, 23, 6.      À tous ces incapables vient finalement se joindre la catégorie des rêveurs inoffensifs ! Apparemment aussi inoffensifs que les enfants. Mais un tel rêveur n’est inoffensif que pour lui-même, pour sa propre personne, et non pour son entourage et tous ceux avec lesquels il entre en contact. Le seul fait de converser avec un rêveur de cette espèce agit d’emblée sur beaucoup de gens comme un poison corrosif qui détruit et désagrège. En effet, en développant ses idées, un rêveur de cette espèce est capable d’arracher ses interlocuteurs à une vie terrestre normale, et donc saine, pour les entraîner dans un monde irréel, qui ne convient pas à la vie terrestre.

MG II, 23, 7.      Toutefois, notez bien ceci : je ne dis pas que ce genre de rêveur soit impur ou même mauvais, au contraire ! Il peut être animé des meilleures intentions, mais il voudra toujours des choses irréelles et pratiquement irréalisables sur Terre. De ce fait, il n’exerce pas sur la vie terrestre une influence promotrice, mais paralysante et destructrice.

MG II, 23, 8.      Cependant, même parmi ceux qui restent à présent, ceux qui « aspirent à un idéal », nous devons faire une nouvelle distinction en observant attentivement ce qu’il en est. Nous trouvons, là encore, deux catégories : ceux qui sont « à la poursuite » d’idéaux et ceux qui aspirent à un idéal.

MG II, 23, 9.      Ceux qui sont à la poursuite d’idéaux sont pour la plupart des êtres faibles qui ont constamment la nostalgie de ce qui est à jamais inaccessible, du moins sur Terre. Ils ne peuvent donc jamais être véritablement heureux, ni même joyeux. Ils sont très proches du groupe des « incompris » et, avec le temps, ils tombent dans une sentimentalité maladive qui ne mène à rien de bon.

MG II, 23, 10.    Au terme de ce tri rigoureux, il nous faut, pour employer une image, nous munir littéralement d’une lanterne en plein jour afin de découvrir ceux qui restent encore, tant ils sont peu nombreux ! Certes, ces quelques-uns ne méritent pas encore de porter le nom « d’êtres humains idéaux » mais, comme je l’ai déjà dit, d’êtres humains qui « aspirent à un idéal », aspirer à un idéal devant être considéré ici comme une qualité personnelle qui s’exerce sur Terre.

MG II, 23, 11.    Eux seuls sont les êtres dont on peut apprécier la pleine valeur : ce sont ceux qui se sont fixé un but noble, et souvent grandiose, mais qui n’en viennent jamais à planer pour autant ; ils sont au contraire solidement ancrés dans la vie terrestre afin de ne pas se perdre dans ce qui est irréel pour la Terre. Le regard clair, ils tendent vers le but lointain et, degré après degré, ils dirigent leur vie d’une main sûre sans infliger à leur prochain un préjudice immérité.

MG II, 23, 12.    Ce qu’apporte ce genre d’êtres humains ne profite rarement qu’à quelques personnes seulement. Il ne saurait jamais être question pour elles d’exploiter quiconque d’une façon ou d’une autre car, si tel était le cas, l’expression « aspirer à un idéal » ne serait pas justifiée. Or, tout être humain doit et peut aspirer à un idéal, quelle que soit l’activité qu’il exerce sur Terre. Il peut alors ennoblir n’importe quelle tâche et lui donner des buts élevés. Ce faisant, il ne doit toutefois jamais oublier de rester dans le cadre de la vie terrestre. S’il va au-delà, il tombe dans un domaine qui est irréel et donc malsain pour la Terre. Le résultat en est qu’un progrès − qui reste la condition fondamentale et la marque distinctive de ce qui aspire à un idéal − est à jamais impossible.

MG II, 23, 13.    Sur Terre, l’être humain a le devoir de se fixer pour but ce qu’il peut atteindre de plus élevé, puis de mettre toutes ses forces en œuvre pour atteindre ce but. En tant qu’être humain ! Cela exclut de prime abord qu’il se préoccupe uniquement de manger et de boire, comme le fait l’animal, et comme le font malheureusement tant d’êtres humains, ou qu’il se laisse aiguillonner par son intellect à seule fin d’acquérir une grandeur ou une célébrité purement terrestre, en perdant de vue le but principal, à savoir le bien général et l’élévation de l’humanité. Tous ces gens ont pour la Terre moins de valeur que les animaux, étant donné que l’animal est toujours sans artifices, c’est-à-dire qu’il est entièrement ce qu’il doit être, même si son rôle se limite à tenir les créatures en éveil afin que ne s’instaure aucun relâchement paralysant susceptible de conduire à la décadence et à la décomposition, puisque le mouvement reste la condition de toute vie dans la Création.

MG II, 23, 14.    Être en état de veille ! Celui qui aspire vraiment à un idéal se reconnaît donc au fait qu’il essaie d’élever ce qui existe sur Terre, non pas dans le sens intellectuel du terme, pour la grandeur et la puissance, mais pour l’ennoblissement !

MG II, 23, 15.    Cependant, toutes ses idées seront réalisables sur le plan terrestre, ce qui sera bénéfique à l’individu comme à la collectivité, alors que celui qui se contente de se vouloir idéal se complaît dans des idées qui sont impossibles à mettre concrètement à profit dans une saine vie terrestre ; ces idées ne font au contraire que l’en éloigner et l’entraîner dans un monde irréel qui lui porte préjudice car il néglige de faire usage du temps présent en vue de la maturité de son esprit, esprit que chaque être humain est tenu de cultiver et de développer au cours de ses expériences vécues du moment.

MG II, 23, 16.    Tout bien considéré, les êtres humains qui ont des conceptions de communisme idéal sont donc nuisibles eux aussi pour l’humanité parce que la mise en application de leurs idées ne pourrait qu’engendrer des choses malsaines, même s’ils veulent personnellement le bien. Ils ressemblent à des architectes qui montent avec soin dans leur atelier une maison destinée à un autre endroit. Elle semble coquette, elle est belle... dans l’atelier ! Mais une fois sur le terrain qui lui est destiné, elle est bancale et branlante, si bien que personne ne peut l’habiter parce que, étant inégal, le terrain n’a pu être nivelé en dépit de tout le mal que l’on s’est donné et de tous les efforts qui ont été déployés. Les architectes avaient omis d’en tenir compte. Ils n’avaient pas correctement évalué la situation réelle, dont les données étaient pourtant incontournables pour cette construction. Celui qui aspire vraiment à un idéal n’agit pas ainsi !

MG II, 23, 17.    Les idées de communisme idéal ne peuvent être appliquées ni se développer à partir de la base et ne peuvent davantage s’y trouver ancrées, ni même y être reliées, puisque cette base, à savoir l’humanité, ne s’y prête absolument pas ! Elle est par trop inégale et le restera toujours parce qu’il est impossible que tous les êtres humains parviennent à une maturité identique sur cette Terre.

MG II, 23, 18.    Il y aura à tout jamais une grande différence dans la maturité respective des êtres humains, étant donné que les hommes considérés individuellement sont et restent des personnalités spirituelles parfaitement distinctes qui ne peuvent que se développer différemment ; en effet, le libre arbitre qui permet de disposer de soi-même ne saurait jamais être enlevé à ces êtres qui sont esprit !

MG II, 23, 19.    Cherchez à présent à reconnaître sur Terre ceux qui aspirent véritablement à un idéal, afin de soutenir leur activité, car leur activité constructive sera exclusivement bénéfique.

 

26 novembre 2016

LES OPINIONS HUMAINES ET LA VOLONTÉ DE DIEU SELON LA LOI DE LA RÉTROACTION

LES OPINIONS HUMAINES ET LA VOLONTÉ DE DIEU SELON LA LOI DE LA RÉTROACTION

 

              LORSQU’IL est question des opinions et des points de vue humains, ce qui inclut aussi la justice terrestre, il ne faut pas s’attendre à ce que cela corresponde à la Justice divine, ni même à ce que cela s’en rapproche tant soit peu. Bien au contraire, il faut malheureusement dire que, dans la plupart des cas, tout cela se situe aux antipodes de la Justice divine. Cette opposition est parfaitement illustrée par l’expression courante : « un monde les sépare ».

              Pareille différence pourrait bien souvent s’expliquer par l’assujettissement de l’intellect humain à l’espace et au temps, intellect qui, en raison de cette limitation, est incapable de reconnaître à proprement parler ce qui n’est pas juste et de le différencier de ce qui est juste, étant donné que ce qui est juste se reconnaît rarement de façon claire dans le comportement extérieur, mais réside uniquement dans le for intérieur de chaque être humain. Pour en juger, les textes législatifs rigides ainsi qu’un savoir appris se révèlent insuffisants. Il est toutefois affligeant de constater que, pour cette raison, tant de jugements prononcés par les tribunaux terrestres vont directement et inévitablement à l’encontre de la Justice divine.

              Point n’est besoin d’évoquer le Moyen Âge ni la triste époque où furent pratiquées d’atroces tortures, brûlées de prétendues sorcières et commis d’autres crimes de la justice. Il n’est pas davantage nécessaire de mentionner les nombreux bûchers, tortures et meurtres qui doivent être mis au compte des communautés religieuses et dont les effets de la rétroaction ne pourront que frapper leurs auteurs avec une violence redoublée parce que, en agissant comme ils l’ont fait, ils ont mésusé du nom du Dieu parfait et perpétré tous ces crimes en son nom sous prétexte qu’ils lui étaient agréables, le rendant ainsi responsable de tous ces forfaits aux yeux des humains.

              Ce sont là des abus et des horreurs qu’il ne faudrait pas oublier de sitôt, mais que l’on devrait se remémorer sans cesse à titre d’avertissement lors des jugements actuels, d’autant plus que ceux qui ont jadis perpétré avec zèle semblables atrocités l’ont fait en donnant l’impression d’être pleinement dans leur droit et d’agir en toute bonne foi.

              Bien des choses ont changé depuis lors. Et pourtant, de toute évidence, le temps viendra où l’on jettera rétrospectivement sur l’appareil judiciaire actuel un regard aussi horrifié que celui que nous portons aujourd’hui sur les époques qui viennent d’être évoquées et qui, au regard des conceptions actuelles, comportent tant d’iniquités. Ainsi va le monde, et c’est là un certain progrès.

              Mais à y regarder de plus près, ce progrès apparemment considérable entre les temps révolus et l’époque contemporaine réside uniquement dans les formes extérieures. Le pouvoir absolu dont dispose un individu, un pouvoir qui exerce des effets profonds et décisifs sur l’existence entière de tant d’êtres humains sans entraîner sur Terre de responsabilité personnelle pour celui qui l’exerce, est à bien des égards resté in- changé. Les êtres humains eux-mêmes et les mobiles qui commandent leurs actes n’ont guère changé non plus. Et là où la vie intérieure est restée identique, la rétroaction qui porte en elle le jugement divin est elle aussi restée identique.

              Si en ce domaine l’humanité devenait soudain voyante, elle ne pourrait que pousser un incroyable cri de détresse. Tous les peuples seraient saisis d’horreur. Pas un seul être humain n’oserait pointer un doigt accusateur sur son prochain puisque, d’une façon ou d’une autre, chacun en particulier devrait sentir peser sur ses épaules la même culpabilité. À cet égard, personne n’est en droit d’adresser des reproches à autrui, étant donné que, jusqu’à présent, chacun s’est trompé en ne jugeant que sur les apparences et en ne voyant pas la vie véritable.

              De nombreux individus désespéreraient d’eux-mêmes au premier rayon de Lumière – si tant est que celui-ci puisse pénétrer en eux sans qu’ils y soient préparés – tandis que d’autres, qui n’avaient jusqu’alors jamais pris le temps de réfléchir, éprouveraient certainement une amertume sans bornes à l’idée d’avoir dormi si longtemps.

              Voilà pourquoi il convient à présent d’inciter l’homme à réfléchir calmement et à développer sa faculté de juger de façon personnelle et juste, une faculté qui refuserait de s’appuyer aveuglément sur des opinions étrangères mais se fonderait exclusivement sur l’intuition personnelle pour penser, parler et agir !

              L’être humain ne doit jamais oublier que lui seul est tenu d’assumer l’entière responsabilité de tout ce qu’il ressent, pense et fait personnellement, même s’il a adopté sans réserve le point de vue d’autrui !

              Heureux celui qui parvient à ce niveau et soumet chaque jugement à un examen pour agir ensuite selon ses propres intuitions ! En agissant de la sorte, il ne partage pas la culpabilité des milliers de gens qui, par manque de réflexion et par soif de sensations, se chargent bien souvent, à cause de leurs préjugés et de leurs propos malveillants, d’un lourd karma qui les entraîne dans des régions dont ils n’auraient jamais eu besoin de connaître la souffrance et l’affliction. Ainsi, sur Terre déjà, ils se laissent souvent détourner de tout ce qui a vraiment de la valeur ; ce faisant, non seulement ils passent à côté de bien des choses qui leur seraient bénéfiques, mais encore ils mettent peut-être tout en jeu, et avant tout leur existence entière.

              Telle était la situation lorsque s’enflamma contre Jésus de Nazareth la haine insensée dont la véritable cause n’était connue que de quelques braillards malintentionnés alors que tous les autres ne faisaient que laisser s’exacerber en eux un emportement aveugle issu d’une totale ignorance, joignant leurs vociférations à celles des autres, sans avoir eux-mêmes jamais rencontré Jésus personnellement. N’en sont pas moins perdus tous ceux qui, en s’appuyant sur les opinions erronées d’autrui, se sont détournés de Lui sans même prêter l’oreille à ses paroles et encore moins se donner la peine de les soumettre à un examen objectif qui leur aurait permis en fin de compte d’en reconnaître la valeur.

              Seul un tel comportement put conduire à la tragédie démentielle qui mit en accusation pour cause de blasphème précisément le Fils de Dieu, et le cloua sur la croix ! Lui, le seul à être directement issu de Dieu, Lui qui leur annonçait la Vérité au sujet de Dieu et de sa Volonté !

              Ce fait est si grotesque qu’il révèle avec une clarté éblouissante toute l’étroitesse de vue des humains.

              Ne croyez pas que depuis cette époque l’humanité ait progressé intérieurement. Bien au contraire, elle a régressé davantage encore, justement en ce domaine, en dépit des nombreuses découvertes et inventions réalisées par ailleurs.

              Seule la prétention à vouloir tout mieux savoir a progressé grâce à des succès purement extérieurs. Or, c’est justement la prétention – engendrée et cultivée par l’étroitesse de vue – qui est à proprement parler le signe manifeste de l’étroitesse.

              Et c’est de ce sol devenu toujours plus fertile depuis deux millénaires que sont nées les conceptions actuelles de l’humanité dont les effets sont aussi décisifs que dévastateurs, et dans lesquelles les hommes s’empêtrent eux-mêmes toujours davantage sans s’en rendre compte, allant ainsi au-devant du destin funeste qui est le leur.

              On ne s’est que rarement rendu compte jusqu’ici du nombre d’êtres humains qui par leurs conceptions erronées – et souvent même en toute bonne foi – s’attirent les effets néfastes d’un courant de la rétroaction parce qu’ils ont transgressé les lois de Dieu. Leur nombre est considérable, et beaucoup d’entre eux, avec arrogance et sans se douter de rien, sont même fiers de leur attitude jusqu’au jour où, épouvantés, ils sont contraints de regarder la Vérité en face, une Vérité totalement différente de celle que leur conviction leur avait laissé supposer.

              Mais alors il sera trop tard. La faute dont ils se sont chargés doit être expiée en une lutte acharnée qu’il leur faut mener contre eux-mêmes et qui peut souvent prendre des dizaines d’années.

              La route qui conduit l’être humain à la connaissance est longue et pénible s’il a laissé passer l’occasion favorable que lui offre la vie terrestre et si, volontairement ou par ignorance, il s’y est même chargé de nouvelles fautes.

              Aucune excuse ne saurait entrer ici en ligne de compte. Tout un chacun peut savoir, à condition qu’il le veuille !

              Que celui qui se sent poussé à reconnaître enfin la Justice divine dans le déroulement des effets rétroactifs, en la différenciant des conceptions terrestres, se donne la peine d’examiner un exemple quelconque puisé dans la vie quotidienne pour savoir de quel côté se trouvent vraiment ce qui est juste et ce qui ne l’est pas ! De nombreux exemples se présentent à lui chaque jour.

              Sa propre intuition se développera et deviendra bientôt suffisamment forte et vivante pour rejeter finalement tous les préjugés qui lui ont été inculqués et qui viennent de conceptions imparfaites. C’est ainsi que naît un sens de la justice auquel on peut se fier car, en reconnaissant tous les effets de la rétroaction, il capte la Volonté de Dieu, il en est pénétré et agit en conformité avec elle.

 

15 septembre 2016

LA FOI

  1. LA FOI est tout autre que celle dont font preuve la plupart des soi-disant croyants. La foi authentique ne peut naître que lorsqu’on a parfaitement assimilé le contenu des messages divins et acquis de ce fait une conviction vivante et libre de toute contrainte.

  2. Les messages divins sont transmis par la Parole de Dieu de même que par sa Création. Tout témoigne de lui et de sa Volonté. Dès qu’un être humain peut vivre consciemment l’ensemble de l’existence et du devenir, ses intuitions, ses pensées et ses actes ne sont plus qu’une seule et joyeuse affirmation de Dieu.

  3. Mais alors il devient silencieux et il n’en parle pas beaucoup ; il est toutefois devenu une personnalité qui, grâce à cette silencieuse adoration de Dieu − que l’on peut aussi nommer confiance en Dieu − se tient dans la Création entière de façon ferme et assurée. Il ne se laissera pas aller à des fantasmes, il ne tombera pas en extase, pas plus qu’il ne vivra sur Terre uniquement dans le spirituel, mais il accomplira aussi son labeur terrestre avec bon sens et avec cœur. Ce faisant, lorsqu’il sera attaqué et qu’il lui faudra se défendre, il aura également recours au froid intellect dont il usera adroitement comme d’une arme acérée, en se gardant évidemment d’être injuste.

  4. Il ne doit absolument pas tolérer en silence qu’on lui porte préjudice, ce qui ne ferait qu’encourager le mal et le renforcer.

  5. Fort nombreux sont toutefois les humains qui ne sont croyants que dans leur imagination ! Bien qu’ils admettent intérieurement l’existence de Dieu et de son activité, ils n’en redoutent pas moins le sourire des sceptiques. Il leur est pénible et désagréable et lorsqu’ils s’entretiennent avec eux, ils s’esquivent en prenant des mines diplomatiques et, par leur attitude embarrassée, ils ne cessent de faire des concessions à ces sceptiques. Ce n’est pas là de la foi, c’est tout simplement un aveu tacite ! En réalité, ils renient ainsi leur Dieu, ce Dieu qu’ils prient en secret et dont ils attendent tous les bienfaits en retour.

  6. Les égards que l’on prend à tort envers les sceptiques ne sauraient se justifier en argumentant pour s’excuser que, pour les « croyants », le sujet est « trop sacré et trop sérieux » pour qu’ils puissent l’exposer à d’éventuels sarcasmes. On ne saurait davantage qualifier cela de modestie, car ce n’est rien d’autre que de la lâcheté ! Assumez enfin sans ambages l’esprit dans lequel vous vivez ! Parlez sans crainte devant chaque être humain avec la fierté qui sied à un enfant de Dieu ! Alors seulement, les sceptiques eux aussi seront enfin contraints de réfréner leurs sarcasmes qui ne font que trahir leur incertitude. Mais de telles moqueries ne peuvent à l’heure actuelle qu’être encouragées et entretenues par l’attitude craintive de nombreux « croyants ».

  7. Ces personnes se leurrent parce qu’elles ont donné au mot « foi » une tout autre signification que celle qui est exigée par ce mot. La foi doit être vivante ; en d’autres termes, elle doit devenir davantage encore que la conviction, elle doit devenir acte ! Et elle devient acte dès qu’elle pénètre tout : l’ensemble des intuitions, des pensées et des actions. La foi doit venir du plus profond de l’être humain et, sans ostentation, devenir visible et perceptible dans tout ce qui est le propre de l’homme, c’est-à-dire devenir une évidence. On ne doit la mettre en avant ni comme bouclier, ni pour tromper autrui. Tout ce qui s’extériorise chez l’être humain de façon perceptible ne doit être que le résultat de l’irradiation naturelle de son noyau spirituel intérieur.

  8. Pour parler simplement, il faut donc que la foi véritable soit une force qui, en irradiant de l’esprit de l’être humain, imprègne sa chair et son sang pour n’être plus qu’une évidence toute naturelle. Rien d’artificiel, rien de forcé ni d’appris, uniquement quelque chose de vivant !

  9. Observez nombre de croyants : ils affirment croire fermement à une vie après la mort et, en apparence, ils orientent leurs pensées en conséquence. Mais pour peu que l’occasion leur soit un jour offerte d’obtenir une preuve de la vie dans l’au-delà, une preuve qui dépasse la simple observation de la vie quotidienne, les voilà soudain effrayés ou profondément ébranlés ! Mais ils montrent justement par là qu’ils n’étaient au fond pas tellement convaincus de la vie dans l’au-delà, sinon une preuve occasionnelle de ce genre devrait leur sembler naturelle. Ils ne devraient donc ni s’en effrayer ni en être particulièrement ébranlés.

En outre, il existe encore d’innombrables faits qui révèlent clairement combien les soi-disant croyants sont en réalité loin de l’être. La foi n’est pas vivante en eux.

12 juin 2016

Le lamgage du Seigneur

 

Le lamgage du Seigneur

          C’EST UN DEVOIR sacré pour l’esprit humain que de chercher à savoir pourquoi il vit sur Terre ou plus généralement dans cette Création à laquelle il est rattaché comme par des milliers de fils. Aucun être humain ne se croit assez insignifiant pour s’imaginer que son existence puisse être sans but, à moins qu’il ne la rende lui-même sans objet. De toute façon, il se considère comme trop important pour cela. Et pourtant, seuls quelques rares êtres humains de la Terre parviennent, en se donnant beaucoup de mal, à se défaire suffisamment de leur paresse d’esprit pour se préoccuper sérieusement de savoir quelle est leur tâche sur cette Terre.

          C’est aussi la paresse d’esprit, et elle seule, qui leur fait accepter de plein gré des doctrines solidement établies qui ont été conçues par d’autres. Et c’est paresse que de penser, pour se tranquilliser, qu’il y a de la grandeur à s’en tenir à la croyance de ses parents sans soumettre les idées qu’elle renferme à un examen personnel précis et minutieux.

          Or, en toutes ces choses, les êtres humains sont soutenus avec zèle par les associations intéressées et égoïstes qui, par l’augmentation du nombre de leurs adeptes, croient détenir le meilleur moyen d’élargir et de consolider leur influence, et par là même d’accroître leur pouvoir.

          Elles sont loin d’avoir vraiment reconnu Dieu, sinon elles ne retiendraient pas l’esprit humain dans les chaînes d’une doctrine solidement établie ; elles devraient au contraire le conduire à la responsabilité personnelle qui est voulue de Dieu et qui exige à la base une entière liberté de décision sur le plan spirituel ! Seul un esprit libre à cet égard peut en venir à reconnaître vraiment Dieu, et cette connaissance mûrit en lui jusqu’à la conviction totale qui est indispensable à quiconque veut être élevé vers les hauteurs lumineuses ; car seule une conviction libre et sincère peut l’aider dans ce sens. −

          Mais vous, les hommes, qu’avez-vous faits! Comme vous avez entravé cette éminente grâce de Dieu ! Comme vous l’avez criminellement empêchée de se développer et d’ouvrir de façon secourable à tous les êtres humains de la Terre la voie qui les conduit avec certitude à la paix, à la joie et à la félicité suprême !

          Réfléchissez : dans le choix, dans l’approbation ou dans l’obéissance qui résulte de la paresse spirituelle et ne se manifeste peut-être que par habitude ou parce que c’est l’usage pour d’autres, repose une décision personnelle qui entraîne, selon les lois de la Création, la responsabilité personnelle de celui qui agit ainsi !

          Il est inévitable et inéluctable que ceux qui incitent un esprit humain à agir de la sorte encourent naturellement eux aussi une responsabilité personnelle. La moindre pensée ou la moindre action ne saurait être effacée de la Création sans que se produisent des conséquences de même nature. Dans la trame de la Création se tissent imperturbablement, pour l’individu comme pour les masses, les fils qui attendent les dénouements que leurs auteurs – c’est-à-dire ceux qui les ont engendrés – doivent finalement récolter, sous forme de douleur ou de joie, selon le genre de ce qu’ils ont jadis fait naître, à cette nuance près que cela s’est développé, donc intensifié.

          Vous êtes pris dans la trame de votre propre vouloir et de vos actes, et vous ne vous en libérerez pas avant que les fils ne puissent se détacher de vous en étant rachetés.

          Parmi toutes les créatures qui se trouvent dans la Création, seul l’esprit humain a le libre arbitre, qu’il n’a pas réussi à expliquer jusqu’à ce jour et qu’il n’a pas compris parce que, étant donné les limites étroites de ses cogitations intellectuelles, il n’a pu trouver la moindre preuve sur laquelle il puisse s’appuyer.

          Son libre arbitre réside uniquement dans la décision. Il peut certes en prendre un grand nombre à chaque heure, mais conformément à l’activité autonome des lois de la Création, il est infailliblement soumis aux conséquences de chacune de ses propres décisions ! C’est là que réside sa responsabilité qui est indissolublement liée au fait que lui fut accordée la faculté de prendre librement des décisions, une faculté qui est donnée en propre à l’esprit humain et ne saurait être séparée de lui.

          Où serait sinon la Justice divine qui soutient, équilibre et maintient toute l’activité de la Création, et est fermement ancrée dans cette Création ?

          Toutefois, dans ses effets, cette Justice ne tient pas toujours uniquement compte de la courte durée d’une vie terrestre pour un esprit humain : des conditions tout autres entrent également en jeu, comme le savent les lecteurs de mon Message.

          Par maintes décisions prises de façon superficielle, vous avez déjà bien souvent attiré le malheur sur vous, et vous l’attirez parfois de force sur vos enfants. Même si vous vous êtes vous-mêmes montrés trop paresseux pour trouver encore la force de décider personnellement et du plus profond de votre intuition – en faisant abstraction de ce que vous avez appris – si chaque parole à laquelle vous avez résolu d’adhérer peut renfermer la vérité, vous ne devriez pas chercher à imposer de surcroît les conséquences de votre paresse à vos enfants que vous précipitez ainsi dans le malheur.

          Donc, ce qui chez les uns est dû à la paresse d’esprit, est engendré chez d’autres par l’intellect calculateur.

          C’est par ces deux ennemis de la liberté spirituelle de décision que l’humanité est à présent enchaînée, à l’exception de quelques-uns qui s’efforcent encore de trouver le courage de briser ces liens en eux afin de devenir eux-mêmes de véritables êtres humains, comme l’implique l’observance des lois divines.

          Les lois divines sont en tout de vraies amies, ce sont des grâces se courables issues de la Volonté de Dieu qui ouvre ainsi les chemins du salut à quiconque se donne la peine de les trouver.

          Il n’existe à cet effet aucune autre voie en dehors de celle que montrent clairement les lois de Dieu dans la Création ! La Création entière est le langage de Dieu, un langage que vous devez vous efforcer sérieusement de lire et qui n’est nullement aussi difficile que vous le pensez.

          Vous appartenez à cette Création dont vous êtes une partie, il vous faut donc vibrer avec elle, œuvrer en elle, mûrir en apprenant d’elle et ainsi, en en prenant conscience, vous élever toujours davantage, de degré en degré, entraînant dans l’irradiation, afin de l’ennoblir, tout ce qui, sur votre chemin, entre en contact avec vous.

          C’est alors que se produiront spontanément autour de vous miracles sur miracles, ce qui, en retour, vous élèvera toujours plus haut.

          Apprenez à reconnaître votre chemin dans la Création, vous saurez ainsi quel est le but de votre existence. Emplis d’allégresse et de gratitude, vous connaîtrez alors le bonheur le plus élevé qu’un esprit humain soit capable d’éprouver, un bonheur qui repose uniquement dans le fait de reconnaître Dieu !

          La félicité, qui naît de cette véritable reconnaissance de Dieu, ne peut toutefois jamais se développer à partir d’une foi aveugle et apprise, et encore moins s’y épanouir ; seul un savoir fondé sur la conviction, une conviction fondée sur le savoir, donne à l’esprit ce dont il a besoin pour trouver la félicité.

          Vous, les êtres humains de la Terre, vous êtes dans cette Création pour trouver la félicité ! Pour la trouver dans le langage que Dieu vous parle de façon vivante ! Et comprendre ce langage, l’apprendre, y ressentir intuitivement la Volonté de Dieu, voilà votre but au cours de votre pérégrination à travers la Création. C’est dans la Création elle-même, à laquelle vous appartenez, que repose l’explication du sens de votre existence et que vous pouvez reconnaître votre but ! Vous ne pourrez jamais trouver ni l’un ni l’autre autrement.

          Cela exige de vous que vous viviez la Création. Mais vous ne pouvez la vivre, c’est-à-dire en faire l’expérience vécue, que si vous la connaissez réellement.

          Par mon Message, je vous ouvre à présent le Livre de la Création ! Le Message vous montre clairement le langage de Dieu dans la Création, ce langage que vous devez apprendre à comprendre afin de le faire entièrement vôtre.

          Représentez-vous par exemple un enfant qui, sur Terre, ne comprend ni son père ni sa mère parce qu’il n’a jamais appris le langage qu’ils lui parlent. Que pourra-t-il bien advenir de cet enfant ?

          Ne sachant absolument pas ce qui est attendu de lui, il ira de difficulté en difficulté, il s’attirera malheur sur malheur, et ne sera peut-être même d’aucune utilité sur cette Terre, ne pouvant contribuer à aucune joie, ni à aucun objectif.

          Chaque enfant ne doit-il pas apprendre seul et par lui-même le langage de ses parents s’il veut arriver à quelque chose ? Personne ne peut lui éviter cette peine !

          Faute d’apprendre ce langage, jamais il ne s’y retrouverait, jamais il ne pourrait mûrir ni œuvrer sur cette Terre ; il resterait au contraire une entrave, un fardeau pour les autres, et devrait finalement être mis à l’écart afin de ne pas causer de préjudices.

          Vous attendez-vous donc à autre chose à présent ?

          Il va de soi que la tâche qui incombe inévitablement à l’enfant vous incombe à vous aussi envers votre Dieu dont vous devez vous-mêmes apprendre à comprendre le langage si vous voulez bénéficier de son aide. Or, Dieu vous parle dans sa Création. Si vous voulez y progresser, il vous faut d’abord reconnaître le langage qui est le sien. Si vous omettez de le faire, vous serez séparés de ceux qui connaissent ce langage et s’y conforment, car autrement vous causeriez des préjudices et seriez une entrave, peut-être même sans le vouloir vraiment !

          C’est donc à vous d’agir ! Ne l’oubliez pas et veillez à ce qu’il en soit ainsi à présent, sinon vous serez à la merci de tout ce qui vous menace.

Mon Message sera pour vous un aide

 

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3 avril 2016

La moralité

                  

La moralité

Une sombre nuée d’orage semble peser sur l’humanité. L’atmosphère est   étouffante. Sous cette pression accablante, la faculté intuitive de l’être   humain travaille paresseusement. Seuls sont tendus à l’extrême les nerfs qui   agissent sur les sentiments et les instincts du corps. Ils sont   artificiellement excités à cause d’une éducation erronée, d’une attitude   intérieure tout aussi erronée et des illusions que l’on se fait sur soi-même.

L’être humain d’aujourd’hui n’est pas normal à cet égard: il porte en   lui un instinct sexuel maladif et même décuplé, un instinct auquel il cherche   à vouer de multiples façons un culte qui conduira fatalement l’humanité   entière à sa perte.

Tel un souffle pestilentiel et contagieux, tout cela se propage et   finit par influencer ceux qui tentent encore de se cramponner désespérément à   un idéal qu’ils ressentent confusément dans le secret de leur   semi-conscience. Certes, ils tendent les bras avec nostalgie vers cet idéal,   mais ils les laissent invariablement retomber en soupirant, découragés,   désespérés à la vue de leur entourage.

Sous l’emprise d’une morne impuissance, horrifiés, ils voient avec   quelle rapidité vertigineuse se trouble la vision claire de la moralité et de   l’immoralité, combien la faculté de juger se perd et à quel point les   conceptions changent en ce domaine, si bien que ce qui aurait encore soulevé   le dégoût et le mépris peu de temps auparavant est très vite considéré comme   tout à fait naturel, sans même que l’on en soit surpris.

Mais la coupe sera bientôt pleine à ras bord. Il faut que survienne   un terrifiant réveil!

Dès maintenant, et de façon tout à fait involontaire et inconsciente,   passe parfois sur ces masses, dont les sens sont ainsi fouaillés, comme un   brusque et craintif besoin de se terrer. L’espace d’un instant, l’incertitude   étreint plus d’un cœur, mais cela ne suffit pas pour les réveiller et leur   donner l’intuition claire de l’indignité de leur conduite. C’est alors qu’ils   redoublent de zèle pour secouer ou même étouffer de telles «faiblesses» qui   sont les «derniers restes» d’opinions surannées.

Il faut du progrès à tout prix! Mais on peut progresser de deux   manières: vers le haut ou vers le bas, selon son choix. Or, au point où en   sont les choses à présent, c’est vers le bas que l’on se dirige à une allure   inquiétante. Lorsque sonnera l’heure où ils buteront sur une forte   résistance, le choc devra anéantir ceux qui se trouvent ainsi entraînés dans   cette descente vertigineuse.

Dans cette atmosphère étouffante, l’orage se prépare, formant un   nuage de plus en plus épais et funeste. D’un instant à l’autre, on peut   s’attendre à ce que le premier éclair déchire et illumine l’obscurité. Dans   son flamboiement, il mettra en lumière les choses les plus cachées avec une   impitoyable rigueur qui apportera la délivrance à ceux qui aspirent à la   Lumière et à la clarté, mais la perdition à ceux qui n’ont pas soif de   Lumière.

Plus ce nuage disposera de temps pour devenir sombre et pesant, plus   éblouissant et plus effroyable sera l’éclair qui en jaillira. L’atmosphère   molle et engourdissante qui dissimule une insidieuse lascivité dans les   replis de son indolence se trouvera dissipée, car le premier éclair sera tout   naturellement suivi d’un courant d’air frais et vif, porteur d’une vie   nouvelle. Sous la froide clarté de la Lumière, dépouillées de leurs mensonges   hypocrites, toutes les élucubrations de l’imagination ténébreuse seront   soudain exposées à la vue de l’humanité épouvantée.

Semblable à l’ébranlement produit par un formidable coup de tonnerre,   le réveil secouera les âmes, si bien que l’eau vive de la Vérité inaltérée   pourra se déverser impétueusement sur le terrain rendu ainsi plus meuble. Le   jour de la liberté se lève. C’est la libération du joug de l’immoralité qui   existe depuis des milliers d’années et qui atteint maintenant son paroxysme.

Regardez autour de vous! Considérez les lectures, les danses,   l’habillement! En abattant toutes les barrières entre les deux sexes,   l’époque actuelle s’efforce plus que jamais de troubler systématiquement la   pureté de l’intuition, et par là même de la dénaturer et de l’affubler de   masques trompeurs pour tenter de l’étouffer dans toute la mesure du possible.

Dans le but d’alimenter constamment leurs bas instincts sous de   multiples formes, adroitement et maladroitement, secrètement et ouvertement,   les êtres humains endorment leurs scrupules naissants avec de belles paroles   qui, lorsqu’on les examine de plus près, n’émanent que de l’instinct sexuel   qui vibre en eux.

Ils parlent du prélude à un humanisme libre et indépendant, de la   nécessité de devenir fort intérieurement, de culturisme, de la beauté du nu,   du sport ennobli et de l’éducation qui a pour objet de rendre vivante la   devise: «Aux purs, tout est pur!»; bref, on veut élever le genre humain en   éliminant toute «pruderie» afin de créer l’être humain noble et libre qui   doit porter l’avenir! Malheur à celui qui ose trouver ici matière à   critiquer! Le téméraire est aussitôt attaqué à grand renfort d’exclamations,   et l’on affirme par exemple que seules des pensées impures peuvent le pousser   à «y voir le mal»!

C’est un violent tourbillon d’eaux putrides exhalant des vapeurs   délétères qui engourdissent et, telle l’ivresse de la morphine, engendrent   des illusions qui troublent les sens et dans lesquelles les êtres humains se   laissent par milliers constamment glisser jusqu’à y sombrer, épuisés.

Le frère cherche à faire l’éducation de sa sœur, et les enfants celle   de leurs parents. Tel un raz de marée, tout cela déferle sur l’humanité   entière, et un violent ressac se produit là où quelques êtres réfléchis,   écœurés, se tiennent encore, solitaires, comme des rocs dans la mer. Un grand   nombre de ceux dont les propres forces menacent de s’épuiser dans ce   déchaînement se cramponnent à eux. On aime à voir ces petits groupes, pareils   à des oasis dans le désert: tout comme elles, ils sont rafraîchissants et   invitent au repos et à la détente le voyageur qui, au prix de maints efforts,   a pu échapper au simoun destructeur.

Ce que l’on prêche aujourd’hui en faveur du progrès en l’enjolivant   de multiples manières n’est rien d’autre qu’un encouragement voilé à une   grande impudicité, un empoisonnement de toute intuition plus haute de l’être   humain. C’est l’épidémie la plus terrible qui ait jamais frappé l’humanité.   Et, chose singulière, il semble que bien des gens n’attendaient que cela: un   prétexte plausible pour s’avilir eux-mêmes. Pour d’innombrables êtres   humains, cela vient fort à propos!

Cependant, celui qui connaît les lois spirituelles qui sont à l’œuvre   dans l’univers se détournera avec dégoût des aspirations actuelles.   Contentons-nous de citer l’un des divertissements les plus «anodins»: «les   bains mixtes».

«Aux purs, tout est pur!». Cette phrase sonne si bien que l’on peut   se permettre beaucoup de choses à l’abri de sa résonance harmonieuse.   Considérons toutefois les processus les plus simples qui se déroulent sur le   plan de la matière subtile dans un établissement de ce genre. Supposons qu’il   y ait là trente personnes de sexe différent et que vingt-neuf d’entre elles   soient vraiment pures à tous égards, supposition qui, dès l’abord, est   totalement exclue, car le contraire –    quoique rare encore  –– serait   plus exact. Mais enfin, admettons!

L’une d’elles, la trentième, excitée par ce qu’elle voit, a des   pensées impures, bien qu’elle puisse extérieurement se comporter de façon   parfaitement correcte. De telles pensées se matérialisent immédiatement dans   la matière subtile en de vivantes formes-pensées, elles se dirigent vers   l’objet de sa convoitise et y restent attachées. Cela constitue une   souillure, peu importe que cela ait donné lieu ou non à des paroles ou à des   actes!

La personne ainsi atteinte emportera avec elle cette souillure   capable d’attirer des formes-pensées errantes de même nature. C’est ainsi que   son environnement devient de plus en plus dense, ce qui risque finalement de   la troubler et de l’empoisonner, tout comme une plante grimpante parasite   fait souvent dépérir l’arbre le plus sain.

Tels sont les processus qui ont lieu dans la matière subtile lors des   bains mixtes, des jeux en société, des danses ou d’autres choses semblables   prétendues «anodines».

Or, il faut considérer que vont en tout cas se baigner et se divertir   ainsi justement tous ceux qui, manifestement, cherchent à exciter leurs   pensées et leurs sens grâce à un tel spectacle! La fange qui se trouve

ainsi engendrée, sans que rien puisse être remarqué extérieurement   sur le plan de la matière dense, s’explique aisément.

Il est tout aussi évident qu’en s’accumulant et en se condensant   constamment, cette nuée de formes-pensées sensuelles ne peut qu’influencer   progressivement d’innombrables personnes qui ne rechercheraient pas   d’elles-mêmes ce genre de choses. Des pensées analogues montent en elles,   d’abord faibles, puis plus fortes et plus vivantes, sans cesse alimentées par   les diverses formes que prend autour d’elles le prétendu «progrès». C’est ainsi   que ces personnes glissent l’une après l’autre dans le fleuve sombre et   visqueux où la possibilité de concevoir les notions de vraie pureté et de   moralité s’obscurcit de plus en plus pour finir par tout entraîner dans les   profondeurs de l’obscurité la plus totale.

Il faut avant tout supprimer ces occasions et ces incitations qui   donnent lieu au foisonnement de telles aberrations! Ce ne sont là que des   foyers d’incubation dans lesquels la vermine pestilentielle des êtres   immoraux peut déverser ses pensées qui jaillissent alors en proliférant et   répandent la destruction sur l’ensemble de l’humanité, créant constamment de   nouveaux foyers qui finissent par former un seul et vaste champ de plantes   répugnantes d’où se dégage un souffle empoisonné qui étouffe aussi ce qu’il y   a de bon.

Arrachez-vous à ce délire! Tel un narcotique, il ne fait que vous   donner l’illusion qu’il est source de force, alors qu’en réalité il vous   affaiblit et vous détruit!

Il est naturel, quoique désolant, que ce soit justement la femme qui   ait en premier lieu dépassé une fois de plus toute mesure et qui, par sa   façon de se vêtir, se soit sans scrupules ravalée au niveau de la prostituée.

Mais cela ne fait que prouver l’exactitude de l’explication   concernant les événements qui se déroulent sur les plans de matière subtile.   Dotée par la nature d’une plus grande faculté intuitive, c’est précisément la   femme qui, sans en avoir elle-même conscience, absorbe d’abord et plus   profondément ce poison qui vient du monde pollué des formes-pensées de   matière subtile. Elle est davantage à la merci de ces dangers; de ce fait,   elle est aussi la première à être entraînée, elle dépasse alors les bornes   avec une rapidité incompréhensible et surprenante.

Ce n’est pas sans raison que l’on dit: «Lorsqu’une femme s’avilit,   elle est pire qu’un homme!» Cela vaut dans tous les domaines, que ce soit   dans la cruauté, dans la haine, ou en amour! Le comportement de la femme sera   toujours le produit du monde de matière subtile qui l’entoure, bien qu’il y   ait évidemment des exceptions. Mais la femme n’est pas dégagée pour autant de   toute responsabilité, puisqu’elle est capable de se rendre compte des   impressions qui l’assaillent et de diriger à son gré son propre vouloir et   ses actes… à condition qu’elle le veuille! Qu’il n’en soit malheureusement   pas ainsi dans la majorité des cas est la faute du genre féminin, et cette   faute est uniquement due à une totale ignorance en ce domaine.

Cependant, ce qui est grave pour l’époque actuelle, c’est qu’en   réalité l’avenir des peuples repose aussi entre les mains de la femme. Elle   en dispose parce que l’état de son âme exerce sur ses descendants une   influence plus décisive que ne le fait celui de l’homme. Dès lors, quelle   décadence l’avenir ne nous réserve-t-il pas! Elle est inéluctable! Ni les   armes, ni l’argent, ni les découvertes ne pourront l’arrêter, pas plus que la   bonté ou une politique avisée. Il faut ici des moyens plus radicaux.

Toutefois, la femme n’est pas seule à porter cette immense   culpabilité. Elle ne sera jamais que le fidèle reflet du monde des   formes-pensées qui planent sur son peuple. Il ne faut pas l’oublier.   Respectez et honorez la femme en tant que telle, et elle se modèlera en   conséquence, elle deviendra ce que vous voyez en elle, et c’est ainsi que   vous élèverez votre peuple tout entier!

Mais auparavant, il faut qu’une grande métamorphose se produise chez   les femmes. Telles qu’elles sont actuellement, une guérison ne peut résulter   que d’une opération en profondeur, d’une intervention violente et impitoyable   qui sectionne d’un scalpel acéré chaque tumeur et la jette au feu pour éviter   qu’elle ne détruise de surcroît toutes les parties saines.

À une vitesse sans cesse croissante, l’époque actuelle se hâte vers   cette intervention inéluctable et indispensable à toute l’humanité; elle   finit par la provoquer  elle-même! Ce   sera douloureux et terrible, mais la guérison en sera l’issue. Alors   seulement, le temps sera venu de parler de moralité. Aujourd’hui, cela   reviendrait à prononcer des paroles qui se perdraient dans la tempête.

Mais quand sera passée l’heure où cette Babel de perdition aura été   contrainte de disparaître parce que, étant pourrie, elle se sera effondrée   sur elle-même, observez le genre féminin! Ses faits et gestes vous montreront   toujours ce que vous êtes puisque, grâce à sa faculté intuitive plus fine, la   femme vit ce que veulent les formes-pensées.

Cette réalité nous donne aussi la certitude que, grâce à des pensées   et à des intuitions pures, les femmes seront les premières à prendre leur   essor vers l’idéal que représente pour nous un être humain vraiment noble.   Alors la moralité aura fait son entrée dans tout l’éclat de sa pureté!

 

9 janvier 2016

L’UNIVERS

L’UNIVERS

L’UNIVERS ! Lorsque l’être humain   emploie ce mot, il le fait souvent de façon irréfléchie, sans se faire une   image de ce qu’est réellement cet univers dont il parle.

Or, nombre de ceux qui essaient de se   représenter quelque chose de précis à ce sujet voient en esprit   d’innombrables corps cosmiques, de nature et de grandeur très diverses,   organisés en systèmes solaires, décrire leur orbite dans le cosmos. Ils   savent qu’il y a sans cesse des mondes nouveaux et de plus en plus nombreux à   découvrir à mesure que l’on crée des instruments plus précis et de plus   grande portée. Le commun des mortels se contente du mot « infini », ce qui   est une erreur, car cela fait naître en lui une image erronée.

L’univers n’est pas infini. Il est la   Création matérielle, et donc l’œuvre du Créateur. Comme toute œuvre, cette   œuvre se trouve à côté de celui qui l’a créée et, en tant que telle, elle est   limitée.

Des personnes soi-disant évoluées sont   souvent fières d’avoir reconnu que Dieu est présent dans la Création entière,   dans chaque fleur, dans chaque pierre, et que les forces motrices de la   nature sont Dieu, c’est-à-dire tout ce qui est insondable, tout ce qui est   perceptible sans pouvoir être réellement saisi pour autant : une Force   originelle constamment en action, la Source de force qui se renouvelle   éternellement d’elle-même, la Lumière originelle inessentielle. Ces personnes   se croient considérablement évoluées en ayant conscience de trouver Dieu   partout, de le rencontrer partout, en tant que Force motrice qui pénètre   toute chose et est constamment à l’œuvre dans le seul but de faire avancer   l’évolution vers la perfection.

Mais cela n’est juste que dans un   certain sens. Nous ne rencontrons dans la Création entière que sa Volonté, et   par là même son Esprit, sa Force. Lui-même se trouve bien au-dessus de la   Création.

La Création matérielle fut liée dès   son origine aux lois immuables du devenir et de la décomposition, car ce que   nous appelons lois de la nature est la Volonté créatrice de Dieu qui, en se   réalisant, forme continuellement de nouveaux mondes et les décompose. Cette   Volonté créatrice est uniforme dans l’ensemble de la Création à laquelle   appartiennent le monde de matière subtile et celui de matière dense, qui ne   font qu’un.

L’uniformité absolue et immuable des   lois originelles, donc de la Volonté originelle, a pour conséquence que le   plus petit fait se produisant sur la Terre de matière dense se déroule   invariablement dans les mêmes conditions que celles auxquelles tout événement   est obligatoirement soumis, y compris les plus grandioses de la Création et   le processus créateur proprement dit.

La forme rigoureuse de la Volonté   originelle est claire et simple. Une fois qu’elle a été reconnue, nous la   retrouvons aisément en toute chose. Le caractère confus et incompréhensible   de maints événements vient uniquement des multiples enchevêtrements résultant   des tours et détours engendrés par les différentes formes du vouloir humain.

L’œuvre de Dieu qu’est l’Univers est   donc, en tant que Création, soumise aux lois divines immuables et parfaites   en tout ; elle en est également issue, et de ce fait limitée.

L’artiste, par exemple, est aussi dans   son œuvre, il s’exprime en elle, et pourtant il se tient personnellement à   côté d’elle. L’œuvre est limitée et éphémère, mais le talent de l’artiste ne   l’est pas pour autant. L’artiste, c’est-à-dire le créateur de l’œuvre, peut   détruire son œuvre – dans laquelle repose son vouloir – sans qu’il en soit   lui-même affecté. Il n’en restera pas moins l’artiste.

Nous reconnaissons et retrouvons   l’artiste dans son œuvre, et il nous devient familier sans que nous ayons   besoin de l’avoir vu personnellement. Nous avons ses œuvres, son vouloir y   repose et fait impression sur nous. Il vient par-là à notre rencontre et peut   néanmoins vivre sa propre vie loin de nous.

L’artiste créateur et son œuvre donnent   un pâle reflet des rapports entre la Création et le Créateur.

Seul est éternel et sans fin, et donc   infini, le cycle de la Création dans son devenir, sa décomposition et son   renouvellement constants.

C’est dans le cadre de ce processus   que s’accomplissent également toutes les révélations et toutes les prophéties   et que, finalement, le « Jugement dernier » s’accomplira aussi pour la Terre   !

Le Jugement dernier, c’est-à-dire le   Jugement ultime, se déclenche un jour pour chaque corps cosmique matériel,   mais il ne se produit pas en même temps dans l’ensemble de la Création.

C’est là un événement nécessaire dans   la partie de la Création qui, dans son cycle, atteint le point où doit   commencer sa décomposition afin de pouvoir prendre une forme nouvelle lors de   son parcours ultérieur.

Ce cycle éternel ne doit pas être   confondu avec la révolution de la Terre et avec celle d’autres astres autour   de leur soleil ; il s’agit du grand cycle, du cycle plus vaste que tous les   systèmes solaires sont tenus de parcourir de leur côté, tout en effectuant   séparément leur propre mouvement.

Le point où doit commencer la   décomposition de chaque corps cosmique est défini avec exactitude, toujours   en raison de la logique des lois naturelles. C’est à un endroit bien précis   que doit se dérouler le processus de désagrégation, et cela indépendamment de   l’état du corps cosmique en question et de ses habitants.

Irrésistiblement, le cycle entraîne   chaque corps cosmique vers ce point, et l’heure où s’accomplira la   désintégration viendra sans le moindre retard. Comme pour toute chose dans la   Création, cette décomposition n’est en réalité qu’une transformation   permettant une évolution ultérieure. L’heure du choix décisif est alors venue   pour chaque être humain : soit il se trouve élevé vers la Lumière s’il aspire   à ce qui est de nature spirituelle, soit il reste enchaîné à la matière à   laquelle il est attaché si, par conviction, il déclare que seul ce qui est   matériel a de la valeur.

En pareil cas, conformément aux lois   et en conséquence de son propre vouloir, il ne peut se dégager de la matière   et, sur la dernière partie du chemin, il se trouve alors entraîné avec elle   dans la décomposition. C’est la mort spirituelle ! Elle équivaut à être rayé   du Livre de la Vie.

Cet événement, en soi tout naturel,   est également appelé la damnation éternelle parce que celui qui se trouve   ainsi entraîné dans la désagrégation « doit cesser d’avoir une existence   personnelle ». C’est le sort le plus épouvantable qui puisse frapper l’être   humain. Ce dernier est considéré comme une « pierre de rebut » qui ne peut   plus servir à l’édification spirituelle et doit par conséquent être broyée.

Cette séparation entre l’esprit et la   matière – qui s’effectue elle aussi sur la base de lois et de processus tout   naturels – est ce qu’on appelle le « Jugement dernier », qui est lié à de   grands bouleversements et à de profondes transformations.

Que cette désintégration ne s’effectue   pas en une seule journée terrestre, chacun le comprendra aisément ; car, pour   les événements cosmiques, mille ans sont comme un jour.

Or, nous sommes en plein début de   cette époque. La Terre arrive maintenant au point où elle s’écarte de   l’orbite suivie jusqu’à présent, ce qui doit aussi se manifester de façon   très sensible dans la matière dense. Le processus de séparation entre tous   les êtres humains est alors renforcé ; il a déjà été préparé depuis quelque   temps, mais ne s’est traduit jusqu’ici que par des « opinions » et des «   convictions ».

Chaque heure de l’existence terrestre   est par conséquent plus précieuse que jamais. Que celui qui cherche   sérieusement et veut apprendre déploie tous ses efforts pour s’arracher aux   pensées viles qui l’enchaînent inévitablement à ce qui est terrestre. Sinon,   il court le danger de rester accroché à la matière et de se trouver entraîné   avec elle dans la décomposition totale.

Mais ceux qui aspirent à la Lumière   verront peu à peu leurs liens avec la matière se relâcher et ils seront   finalement élevés vers la patrie de tout ce qui est spirituel.

Alors la scission entre la Lumière et   les ténèbres sera définitivement consommée et le Jugement accompli.

« L’univers », c’est-à-dire la   Création entière, ne disparaît pas en l’occurrence : ce sont les corps   cosmiques qui disparaissent, mais ils ne se trouvent entraînés dans le processus   de décomposition qu’à partir du moment où leur cours atteint le point où doit   commencer la décomposition, et par là même la séparation préalable.

Cet accomplissement se déclenche sous   l’effet naturel des lois divines qui étaient présentes dans la Création dès   son origine, qui ont donné naissance à la Création elle-même et qui   aujourd’hui encore, de même qu’à l’avenir, portent invariablement en elles la   Volonté du Créateur. C’est, en un cycle éternel, un processus constant de   création, de semailles, de maturation, de récolte et de décomposition afin   que, régénéré par l’alternance des combinaisons, tout prenne à nouveau   d’autres formes qui vont au-devant d’un nouveau cycle.

Pour se représenter le cycle de la   Création, on peut s’imaginer un entonnoir géant ou un cratère gigantesque   d’où jaillit constamment, en un flux intarissable, la semence originelle qui,   animée de mouvements giratoires, tend vers une nouvelle combinaison et un   nouveau développement, exactement comme la science l’a déjà reconnu et noté   fort justement.

D’épaisses nébuleuses se forment par   friction et par association ; elles donnent à leur tour naissance à des corps   cosmiques qui, en vertu de lois immuables et selon une logique infaillible,   se regroupent en systèmes solaires et doivent, tout en effectuant leur propre   révolution, suivre ensemble le grand cycle, qui est le cycle éternel.

Il en est exactement de même pour les   processus qui sont visibles à l’œil terrestre que pour les grands événements   cosmiques : la semence est suivie du développement, de la formation, de la   maturation, de la récolte ou de la décomposition, ce qui entraîne pour les   plantes, le corps des animaux et celui des humains une transformation et une   désagrégation en vue d’une évolution ultérieure. Les corps cosmiques visibles   sur le plan de la matière dense – qui ont un environnement bien plus   important de matière subtile, et donc invisible à l’œil terrestre – sont dans   leur cycle éternel soumis au même processus, puisque les mêmes lois y sont à   l’œuvre.

Même le sceptique le plus fanatique ne   saurait nier l’existence de la semence originelle, et pourtant aucun œil   terrestre n’est en mesure de la voir parce qu’elle est d’un autre genre de   matière, une matière « de l’au-delà ». Continuons tout simplement à l’appeler   matière subtile.

Il n’est pas difficile non plus de   comprendre que, dans l’ordre naturel des choses, le monde qui se forme   d’abord à partir de cette semence est lui aussi de matière subtile et ne peut   donc être perçu avec les yeux terrestres. Seul le précipité le plus grossier   qui en résulte ultérieurement, et qui dépend du monde de matière subtile,   forme peu à peu le monde de matière dense avec ses corps de matière dense :   c’est uniquement cela que l’on peut observer à ses plus infimes débuts avec   les yeux terrestres et tous les autres instruments de matière dense qui   viennent s’y ajouter.

Il n’en va pas autrement des   enveloppes de l’être humain proprement dit, qui est de genre spirituel et   dont je reparlerai. Au cours de ses pérégrinations à travers les mondes de   genres différents, son vêtement, son manteau, son enveloppe, son corps ou son   instrument peu importe le nom que l’on donne à l’enveloppe en question – doit   toujours être de la même substance que celle de l’environnement dans lequel   il pénètre à chaque fois, afin qu’il s’en serve comme d’une protection et   d’un instrument qui lui est indispensable s’il veut avoir la possibilité d’y   agir directement et efficacement.

Mais puisque le monde de matière dense   dépend du monde de matière subtile, il s’ensuit que tout ce qui se produit   dans le monde de matière dense a également des répercussions dans le monde de   matière subtile.

Ce vaste environnement de matière   subtile a lui aussi été créé à partir de la semence originelle, il parcourt   le même cycle éternel et est finalement poussé et aspiré à son tour vers   l’arrière du gigantesque entonnoir qui a déjà été mentionné, là où se produit   la décomposition, pour être refoulé de l’autre côté en tant que semence   originelle appelée à un nouveau cycle.

Comme pour l’activité du cœur et la   circulation du sang, cet entonnoir est en quelque sorte le cœur de la   Création matérielle. Le processus de décomposition touche par conséquent   l’ensemble de la Création, y compris la partie de matière subtile, puisque   tout ce qui est matériel se désagrège et retourne à l’état de semence   originelle pour prendre une forme nouvelle. Il n’y a là absolument rien   d’arbitraire, tout se développe au contraire suivant la logique évidente des   lois originelles qui ne tolèrent pas d’autre voie.

À un point bien précis du grand cycle   arrive donc l’instant où, pour tout ce qui est créé – qu’il s’agisse de   matière dense ou de matière subtile – le processus de décomposition se   prépare de façon autonome au sein même de ce qui est créé, et finit par se   déclencher.

Or, ce monde de matière subtile est le   lieu de séjour transitoire de ceux qui ont quitté cette Terre : c’est ce   qu’on appelle l’au-delà. Il est intimement lié au monde de la matière auquel   il appartient, et il ne fait qu’un avec lui. À l’instant du trépas, l’être   humain, avec le corps de matière subtile qu’il portait en même temps que son   corps de matière dense, pénètre dans l’environnement de matière subtile qui   entoure le monde de matière dense, abandonnant à ce dernier son corps de   matière dense.

Et puisque ce monde de matière subtile   − l’au-delà − fait partie de la Création, il est soumis aux mêmes lois de   l’évolution permanente et de la décomposition. Lorsque commence la   désintégration, une séparation entre le spirituel et le matériel se produit,   là encore, de façon toute naturelle. Que ce soit dans le monde de matière   dense ou dans celui de matière subtile, l’esprit de l’être humain, son « moi   » véritable, doit, selon son état spirituel, ou bien se mouvoir vers le haut   ou bien rester enchaîné à la matière.

L’aspiration sincère vers la Vérité et   la Lumière rendra chacun spirituellement plus pur et donc plus lumineux grâce   au changement que cela implique pour lui, ce qui, tout naturellement, le   détachera de plus en plus de la lourde matière et ne pourra que l’entraîner   vers les hauteurs, conformément à sa pureté et à sa légèreté.

Quant à celui qui ne croit qu’à la   matière, il se lie lui-même à cette dernière en raison de sa conviction, et   il y reste enchaîné, de sorte qu’il ne saurait être entraîné vers le haut.   Par suite d’une décision prise personnellement, une séparation a donc lieu   entre ceux qui aspirent à la Lumière et ceux qui sont liés aux ténèbres,   conformément aux lois naturelles existantes de la pesanteur spirituelle.

Il devient par-là évident que, lors du   processus purificateur de ce que l’on appelle l’au-delà, un terme effectif   est également mis un jour à la possibilité d’évolution des trépassés. Ultime   décision ! Soit les êtres humains de ce monde et de l’autre seront   suffisamment ennoblis pour pouvoir être élevés vers les régions de Lumière,   soit – selon leur propre vouloir – ils resteront prisonniers de leur nature   vile et seront donc finalement précipités dans la « damnation éternelle » ;   en d’autres termes, ils seront entraînés dans la décomposition avec la   matière dont ils ne pourront se détacher, ils subiront eux-mêmes   douloureusement cette décomposition et cesseront par-là d’avoir une existence   personnelle.

Ils seront dispersés comme de la balle   dans le vent, réduits en poussière et par là même rayés du Livre d’or de la   Vie !

Ce que l’on nomme le « Jugement   dernier », autrement dit le Jugement ultime, est donc lui aussi un événement   qui, sous l’effet des lois qui régissent la Création, s’accomplit tout   naturellement et de façon telle qu’il ne pourrait en être autrement. Là   encore, l’homme ne récolte jamais que les fruits de ce qu’il a lui-même   voulu, c’est-à-dire ce qu’il engendre par sa conviction.

Le fait de savoir que tout ce qui se   produit dans la Création se manifeste autoactivement selon la plus stricte   logique, que les êtres humains, et eux seuls, sont toujours, par leurs désirs   et leur vouloir, à l’origine du fil conducteur de leur destin et que le   Créateur n’intervient pas en observateur pour récompenser ou pour punir,   n’amoindrit en rien sa grandeur mais ne peut qu’inciter à le considérer comme   bien plus sublime encore.

La grandeur du Créateur réside dans la   perfection de son œuvre, et cette perfection oblige à lever les yeux avec   vénération, puisque l’Amour le plus grand et la Justice la plus incorruptible   sont immanquablement inclus dans l’événement le plus important comme dans le   plus insignifiant.

L’être humain est grand lui aussi,   placé en tant que tel dans la Création, en tant que maître de son propre   destin ! Grâce à sa volonté, il peut s’élever au-dessus de l’œuvre,   contribuant ainsi à un plus grand épanouissement de cette dernière, mais il   peut aussi l’avilir et s’y empêtrer au point de ne plus pouvoir s’en dégager   et d’aller avec elle au-devant de la décomposition, que ce soit dans le monde   de matière dense ou dans celui de matière subtile.

En conséquence, libérez-vous de toute   emprise des sentiments de bas niveau : il en est grand temps ! L’heure   approche où le délai imparti à cet effet va expirer ! Réveillez en vous   l’aspiration pour ce qui est pur, vrai et noble ! −

Loin au-dessus du cycle éternel de la   Création plane au centre, telle une couronne, une « Île Bleue », demeure des   bienheureux, des esprits purifiés qui sont déjà autorisés à séjourner dans   les régions de Lumière ! Cette Île est séparée de l’univers. Elle ne   participe donc pas au rythme cyclique mais, bien qu’elle soit située très   haut au-dessus de la Création qui décrit son cycle, elle en est le soutien et   constitue le point central d’où partent les forces spirituelles. C’est l’Île   tout en haut de laquelle se trouve la ville aux rues d’or, tant célébrée. Là,   plus rien n’est soumis au changement. Il n’est plus de « Jugement dernier » à   craindre. Ceux qui peuvent y séjourner sont dans la « Patrie ».

Mais aux confins de cette Île Bleue, à   son point culminant, inaccessible aux pas de ceux qui ne sont pas appelés,   s’élève... le Manoir du Graal si souvent chanté dans les poèmes !

Entouré de légendes, objet   d’innombrables aspirations, c’est là qu’il se dresse dans la Lumière de la   plus grande splendeur. Il recèle la Coupe sacrée du pur Amour du Tout-Puissant   : le Graal !

Les plus purs des esprits sont commis   à sa garde. Ils sont porteurs de l’Amour divin sous sa forme la plus pure, un   Amour fondamentalement différent de ce que les hommes se représentent sur   Terre, bien qu’ils en ressentent les effets chaque jour et à chaque heure.

C’est par des révélations que fut   annoncée l’existence du Manoir ; en de nombreuses gradations, cette nouvelle   suivit le long chemin qui, depuis l’Île Bleue, descend à travers le monde de   matière subtile, jusqu’à ce que, grâce à quelques poètes profondément   inspirés, elle parvînt finalement aux hommes de cette Terre de matière dense.   Transmis toujours plus bas, de degré en degré, ce qui est vrai subit ainsi –   sans qu’on l’eût voulu – di verses altérations, de sorte que la dernière   version ne pouvait être qu’un reflet maintes fois troublé, qui donna lieu à   de nombreuses erreurs.

Or, lorsque la souffrance et une   ardente supplication émanent d’une partie de la grande Création se trouvant   dans une profonde détresse et montent vers le Créateur, un serviteur de la   Coupe est envoyé en tant que porteur de cet Amour pour intervenir dans la   misère spirituelle en apportant son aide. Ce qui, dans l’œuvre de la   Création, plane uniquement sous forme de mythe et de légende pénètre alors de   façon vivante dans cette Création !

Cependant, de telles missions ne sont   pas fréquentes. Elles s’accompagnent à chaque fois de transformations   radicales et de grands bouleversements. Ceux qui sont ainsi envoyés apportent   la Lumière et la Vérité aux égarés, la paix aux désespérés ; par leur   Message, ils tendent la main à tous les chercheurs pour leur offrir un   courage nouveau et une force nouvelle et les guider, à travers tout ce qui   est ténèbres, vers le haut, vers la Lumière.

Ils ne viennent que pour ceux qui   aspirent à l’aide de la Lumière, et non pour les railleurs et les êtres   infatués d’eux-mêmes

Dans la Lumière de la Vérité

Message du Graal

De Abd-ru-shin

 

 

 

30 novembre 2015

La candeur

La  candeur

LA CANDEUR

LE MOT « candide » est un terme que   les êtres humains, qui parlent de manière inconsidérée et irréfléchie,   emploient la plupart du temps de façon impropre.

En raison de la paresse de l’esprit   qui constitue une entrave, ce terme n’est pas suffisamment ressenti en   intuition pour être saisi correctement. Mais quiconque ne l’a pas saisi dans   toute son ampleur ne pourra jamais non plus l’utiliser correctement.

Et pourtant, c’est justement la   candeur qui offre aux hommes un pont solide pour leur ascension vers les   hauteurs lumineuses, c’est elle qui donne à chaque esprit humain la   possibilité de mûrir et de se perfectionner pour qu’il puisse « être »   éternellement dans cette Création qui est la demeure de Dieu le Père, une   demeure qu’Il met à la disposition des êtres humains… à condition qu’ils y   restent des hôtes qui lui soient agréables et ne causent pas de dommages en   des lieux qui leur furent confiés par grâce, uniquement en usufruit, avec une   table toujours abondamment garnie.

Mais comme l’être humain est loin à   présent de la candeur qui lui est si nécessaire!

Et pourtant, sans elle, il ne peut   rien obtenir pour son esprit. L’esprit doit posséder la candeur, car il est   et reste un enfant de la Création, même lorsqu’il a acquis sa pleine   maturité.

Un enfant de la Création ! Cette   expression renferme un sens profond ; car il doit se développer pour devenir   un enfant de Dieu. Qu’il y par vienne ou non dépend uniquement du niveau de   conscience qu’il est disposé à acquérir au cours de sa pérégrination à   travers tous les plans de la matière.

Mais il faut aussi que cette   disposition intérieure se concrétise en acte. Sur les plans spirituels, la   volonté est en même temps acte. Volonté et acte y sont toujours un. Cependant,   il n’en est ainsi que sur les plans spirituels, et non sur ceux de la   matière. Plus un plan appartenant au monde matériel est dense et lourd, plus   l’acte est éloigné de la volonté.

Que la densité agisse comme une   entrave, on le constate déjà pour le son qui, en se propageant, doit se   frayer un passage à travers la matière qui l’entrave plus ou moins selon sa   densité. Ce phénomène est déjà aisément reconnaissable sur de courtes   distances.

Lorsque quelqu’un fend du bois ou   qu’il enfonce des clous dans des poutres lors d’une construction quelconque,   on voit certes distinctement le point d’impact de l’outil, mais le son ne se   fait entendre que quelques secondes plus tard. C’est tellement frappant que   chacun en a sans doute déjà fait l’expérience à un moment ou à un autre.

Pour l’être humain de la Terre, il en   va de même de la volonté à l’acte, mais de façon encore beaucoup plus   pesante. La volonté jaillit dans l’esprit, et dans l’esprit elle est   immédiatement acte. Cependant, pour rendre la volonté visible dans la matière   dense, l’esprit a en plus besoin du corps de matière dense. Ce n’est que lors   d’un acte impulsif que le corps réagit dès les premières secondes qui suivent   le jaillissement de la volonté. Dans ce cas, le laborieux travail du cerveau,   qui doit normalement transmettre le cheminement de la volonté jusqu’à ce que   cette dernière influence l’activité du corps, se trouve éliminé.

La voie habituelle prend un laps de   temps un peu plus long. Parfois, l’acte n’est qu’ébauché, ou bien il ne se   produit pas parce que, sur ce chemin plus long, le vouloir se trouve affaibli   ou complètement bloqué sous l’effet des cogitations de l’intellect.

À ce propos, je voudrais donner une   indication qui, à vrai dire, n’a pas sa place ici et se rapporte aux effets   de la loi de l’attraction des genres identiques, des effets que l’on ne   remarque pas et qui sont pourtant nettement visibles dans les actions   humaines :

Les lois humaines et terrestres sont   élaborées par l’intellect terrestre et sont également mises en œuvre avec ce   dernier. Voilà pourquoi les plans soigneusement mis au point avec   l’intellect, c’est-à-dire les actes réfléchis, sont en tant que tels plus   sévèrement sanctionnés et plus durement jugés que les actes passionnels,   c’est-à-dire les actes irréfléchis. Ces derniers bénéficient dans la plupart   des cas de circonstances atténuantes.

En réalité, ceci est en rapport avec   un fait qui est imperceptible aux êtres humains, à savoir que, sous la   contrainte de la loi de la Création, la manière d’agir de tous ceux qui se   soumettent inconditionnellement à l’intellect sera forcément de ce même genre   intellectuel. Pour ces derniers, il est donc tout à fait concevable qu’il en   soit ainsi.

Sans qu’on en ait connaissance, dans   le cas d’un acte passionnel, la majeure partie de la réparation revient ainsi   au domaine spirituel. Législateurs et juges ne s’en doutent nullement,   puisqu’ils partent de principes tout autres et purement intellectuels.   Toutefois, si l’on réfléchit plus profondément et si l’on connaît les lois   qui régissent la Création, tout cela se montre sous un jour entièrement   différent.

En outre, lors d’autres sentences et   jugements terrestres, les vivantes lois de Dieu agissent aussi dans la   Création de manière totalement indépendante, sans être influencées par les   lois et les notions humaines et terrestres. Assurément, il ne viendra à   l’idée d’aucune personne sensée de croire qu’une faute réelle – et pas   seulement ce que les hommes qualifient de telle – puisse être effacée devant   les lois de Dieu en même temps qu’elle est purgée par une peine édictée par   l’intellect terrestre !

Depuis des millénaires, ce sont là   deux mondes pratiquement séparés en raison des actes et des pensées des êtres   humains, alors qu’ils ne devraient former qu’un seul monde uniquement régi   par les lois de Dieu.

Une peine terrestre de ce genre ne   peut mener à un rachat que dans la mesure où les lois et les peines   concordent parfaitement avec les lois de Dieu.

Or, il existe deux sortes d’actes   passionnels : d’une part, ceux qui ont déjà été décrits et qu’en fait on   devrait qualifier d’actes impulsifs et, d’autre part, ceux qui jaillissent   dans le cerveau – et non dans l’esprit – et qui sont du ressort de   l’intellect. Ces derniers sont irréfléchis, mais ils ne devraient pas   bénéficier des mêmes circonstances atténuantes que les actes impulsifs.

Toutefois, faire avec précision la   différence entre les deux ne sera possible qu’à ceux qui connaissent toutes   les lois de Dieu dans la Création et sont instruits de leurs effets. Cela   doit être réservé à une époque ultérieure durant laquelle il n’y aura plus   d’actes arbitraires, même parmi les humains, parce qu’ils auront une maturité   d’esprit qui les fera uniquement vibrer dans les lois de Dieu, et cela dans   tous leurs actes et dans toutes leurs pensées.

Cette digression a pour seul objectif   d’inciter à la réflexion, elle ne faisait pas partie du but proprement dit de   cette conférence.

Contentons-nous de noter ici que, sur   les plans spirituels, volonté et acte sont un, mais que, sur les plans   matériels, ils sont séparés en raison de la nature de la matière. Voilà   pourquoi, jadis déjà, Jésus disait aux hommes : « L’esprit est prompt, mais   la chair est faible ! » La chair, c’est-à-dire ici la matière dense du corps,   ne met pas toujours à exécution tout ce qui était déjà volonté et acte dans   l’esprit.

Pourtant, sur Terre également,   l’esprit dans son vêtement de matière dense pourrait toujours obliger son   vouloir à se traduire en acte matériel s’il n’était pas trop paresseux pour   cela. Il ne peut rendre le corps responsable de cette paresse, puisque le   corps fut donné à chaque esprit uniquement en tant qu’instrument qu’il doit   apprendre à dominer afin de s’en servir correctement. −

L’esprit est donc un enfant de la   Création, et il doit être candide s’il veut atteindre le but qui est sa   raison d’être dans la Création. La présomption de son intellect l’a éloigné   de la candeur parce qu’il ne pouvait saisir ce qu’elle est vraiment. Ce   faisant, il a perdu tout soutien dans cette Création qui se voit à présent   contrainte de l’expulser comme un étranger, un perturbateur et un être   nuisible, afin de pouvoir elle-même rester saine.

C’est ainsi que les hommes en   viendront à creuser leur propre tombe par leur fausse manière de penser et   d’agir. −

Comme il est singulier que tout être   humain désireux de laisser pour une fois la fête de Noël le toucher   véritablement doive d’abord essayer de se reporter au temps de son enfance !

C’est pourtant là le signe évident   qu’il n’est absolument pas capable, en tant qu’adulte, de vivre la fête de   Noël en intuition. Telle est bien la preuve qu’il a perdu quelque chose qu’il   possédait étant enfant ! Pourquoi cela ne donne-t-il pas à réfléchir aux   êtres humains ?

Une fois de plus, c’est la paresse   d’esprit qui les empêche de s’occuper sérieusement de ces choses. « C’est bon   pour les enfants », pensent-ils, « et les adultes n’ont absolument pas le   temps de s’en occuper ! Ils doivent réfléchir à des choses plus sérieuses ! »

Plus sérieuses ! Par ces choses plus   sérieuses, ils n’entendent que la course aux biens matériels et ne se   réfèrent donc qu’au travail de l’intellect ! Or, l’intellect refoule bien   vite tout souvenir loin à l’arrière-plan pour ne pas perdre la suprématie   lorsque, pour une fois, on laisse le champ libre à l’intuition !

Dans tous ces faits, tellement   insignifiants en apparence, il serait possible de reconnaître les choses les   plus grandes, à condition que l’intellect en laisse le temps. Mais il est le   plus fort, et il lutte avec ruse et perfidie pour le rester. En réalité, ce   n’est pas lui qui lutte, mais ce qui se sert de lui en tant qu’instrument et   se dissimule derrière lui : les ténèbres !

Les ténèbres ne veulent pas que l’on   trouve la Lumière dans les souvenirs. Et vous reconnaîtrez combien l’esprit   aspire à trouver la Lumière pour puiser en elle une force nouvelle au fait   que les souvenirs des Noëls de l’enfance éveillent une nostalgie diffuse et   presque douloureuse, capable d’attendrir passagèrement bien des êtres   humains.

Pareil attendrissement pourrait   fournir le terrain le plus favorable au réveil s’il était mis à profit   immédiatement avec toute la force dont on dispose ! Malheureusement, les   adultes ne font en l’occurrence que s’adonner à des rêveries, si bien que la   force naissante s’en trouve gaspillée et perdue. Et, avec ces rêveries,   l’occasion de se réveiller passe sans pouvoir porter profit ou sans avoir été   utilisée.

Même si plus d’un laisse en de tels   instants couler quelques larmes, il en a honte et cherche à les dissimuler,   puis en un sursaut, il se ressaisit, ce qui révèle bien souvent une bravade   inconsciente.

Quel riche enseignement les êtres   humains pourraient tirer de tout cela ! Ce n’est pas sans raison qu’une   légère mélancolie se mêle aux souvenirs d’enfance. C’est là le sentiment   inconscient que quelque chose a été perdu, quelque chose qui a laissé un vide   : l’incapacité à ressentir encore les choses avec candeur.

Vous avez sans doute souvent remarqué   la merveilleuse impression de fraîcheur que donne, par sa seule présence   silencieuse, toute personne dans les yeux de laquelle brille parfois une   lueur candide.

L’adulte ne doit pas oublier qu’être   candide n’est pas être puéril. Mais vous ne savez pas comment la candeur peut   produire un tel effet, ni ce qu’elle est vraiment, ni pourquoi Jésus disait :   « Devenez comme les enfants ! »

Pour approfondir la notion de candeur,   il faut d’abord que vous compreniez que la candeur n’est aucunement liée à   l’enfant en tant que tel. Vous-mêmes, vous connaissez certainement des   enfants auxquels la belle et vraie candeur fait défaut ! Il y a donc des   enfants dépourvus de candeur ! Un enfant méchant ne donnera jamais une   impression de candeur, pas plus qu’un enfant mal élevé qui, en fait, n’a reçu   aucune éducation !

Il en ressort clairement que la candeur   et l’enfant sont deux choses in dépendantes l’une de l’autre.

Ce que l’on nomme candeur sur cette   Terre est une ramification de l’action exercée par la pureté ! La pureté dans   un sens plus élevé, et pas seulement dans le sens terrestre et humain. Celui   qui vit dans le rayon de la pureté divine, celui qui fait place en lui au   rayon de la pureté, celui-là a par là même acquis la candeur, qu’il en soit   encore au stade de l’enfance, ou qu’il soit déjà adulte.

La candeur est le fruit de la pureté   intérieure, elle est le signe qu’un tel être humain s’est voué à la pureté,   qu’il la sert. Ce ne sont là que différentes façons de s’exprimer, mais il   s’agit en réalité d’une seule et même chose.

Donc, seul un enfant qui est pur   intérieurement peut donner une impression de candeur, de même qu’un adulte   qui cultive en lui la pureté. Voilà pourquoi sa présence est rafraîchissante   et vivifiante, et il éveille aussi la confiance !

Et là où est la vraie pureté, l’amour   véritable peut lui aussi faire son entrée, car l’Amour de Dieu œuvre dans le   rayon de la Pureté. Le rayon de la Pureté est la voie qu’il emprunte. Il ne   saurait en prendre une autre.

Celui qui n’a pas accueilli en lui le   rayon de la Pureté ne pourra en aucun cas être touché par le rayon de l’Amour   de Dieu !

Mais l’être humain s’est privé de la   candeur en se détournant de la Lumière par une façon de penser intellectuelle   et unilatérale à laquelle il sacrifia tout ce qui aurait pu l’élever. Il   s’est ainsi forgé mille chaînes qui le lient solidement à cette Terre, et   donc à la matière dense qui le maintient sous son emprise jusqu’à ce qu’il   s’en libère lui-même. Toutefois, cela ne saurait lui être donné par la mort   terrestre, mais uniquement par le réveil spirituel.

Dans la Lumière de la Vérité

Message du Graal

L,auteur Abd-ru-shin

                         Réal Rondeau

 

21 juillet 2015

La Nature

 

LA NATURE

La nature

 

DE MÊME qu'une notion générale imprécise s'est répandue parmi les

êtres humains au sujet du mot « âme » ; ainsi en va-t-il également du terme « nature ».

Ce mot également fut beaucoup trop souvent utilisé comme terme géné­rique pour tout ce que l'on voulait traiter facilement sans avoir à se creuser la tête, notamment lorsqu'il s'agissait de questions pour lesquelles l'être humain savait à l'avance qu'il ne trouverait pas de réponse claire.

Que de fois le mot « naturel » n'est-il pas employé sans que l'on pense à quelque chose de précis. L'être humain emploie l'expression « être lié à la nature », il parle de belle nature, de nature déchaînée, d'instinct naturel, et il utilise d'innombrables autres désignations à l'aide desquelles il veut esquisser à grands traits ce qui touche de près ou de loin à la nature.

Mais qu'est-ce que la nature ? C'est précisément cette expression de base qu'il conviendrait d'abord de comprendre clairement avant de l'utiliser à tout propos.

Pour peu que vous posiez la question, il ne fait aucun doute que de nom­breuses explications vous seront données avec plus ou moins de précision. Pourtant, tout cela vous montrera nettement qu'en ce domaine les êtres humains se font toutes sortes d'idées dépourvues d'un savoir cohérent.

C'est pourquoi nous allons, là encore, frayer une voie afin d'obtenir une image précise concernant le terme de « nature ».

Il est préférable que, dans notre façon d'envisager cette question, nous établissions des subdivisions afin de parvenir plus facilement à la compré­hension de l'ensemble.

En conséquence, prenons d'abord la forme la plus dense de la « nature », son apparence extérieure ! Exceptionnellement, et pour des raisons de sim­plification, je partirai de la façon de penser humaine, et ce n'est qu'ensuite que j'inverserai l'ensemble pour vous présenter le cours normal des choses, cette fois en partant du haut.

 

Considérée sous son aspect le plus dense, donc vue avec vos yeux de matière dense, la nature est la matière embrasée et, de ce fait, animée et formée. Sous le terme matière, représentez-vous les différentes couches de matière.

Font en premier lieu partie de la matière toutes les images que peuvent percevoir vos yeux terrestres, telles que les paysages et toutes les formes fixes et mobiles des plantes et des animaux, c'est-à-dire, pour s'exprimer de façon plus générale, tout ce que vous êtes en mesure de percevoir au moyen de votre corps terrestre, avec vos sens physiques.

Il faut toutefois exclure tout ce que les hommes ont artificiellement formé et qui impose des modifications aux éléments existants, tel que les maisons et toute autre construction. Tout cela ne fait plus partie de la nature.

Nous nous approchons déjà ici - et tout naturellement - d'une distinction fondamentale : ce que l'être humain modifie, c'est-à-dire ce qu'il ne conserve pas dans sa constitution première, ne fait plus partie de la nature au sens propre du terme !

Or, comme je dis aussi que la nature, dans son aspect extérieur, est la matière dense embrasée et donc vivifiée et formée, et comme vous savez déjà par mon Message que des forces essentielles embrasent les différents plans de la matière, vous pouvez tout simplement en déduire que seul peut être appelé nature ce qui est en corrélation très étroite avec des forces essentielles.

J'entends par là les forces essentielles qui encerclent les plans de la matière.

C'est là un genre bien précis dont il nous faudra parler très prochainement. Puisqu'il s'agit d'un genre particulier de la Création, il convient de le séparer de la grande notion générale de l'essentialité qui se rencontre dans toutes les sphères comme élément de base et s'étend jusqu'à la limite où commence l'inessentialité de Dieu.

Si je veux parfaire l'image que vous devenez capables de saisir au fur et à mesure de la maturation de votre esprit, il me faut avec le temps étendre bien davantage les notions que j'ai déjà pu vous donner en ce qui concerne l'essentialité.

La nature est constituée de tous les éléments matériels qui, étant    f embrasés par les forces essentielles que je dois vous décrire encore plus précisément, purent se former et s'unir sans être modifiés dans leur genre fondamental par l'esprit humain.

 

 La condition requise pour utiliser le mot nature dans son vrai sens est que le genre fondamental donné par l'essen~ialité ne soit pas modifié !

L'expression « la nature » est donc inséparablement unie à l'essentialité qui pénètre la matière. Vous pouvez logiquement en déduire que la nature n'est pas, comme on pourrait le croire, liée à la matière mais seulement à l'essentialité, et que le fait d'être « naturel » de même que la nature en général - résulte de l'activité essentielle à l'état pur !

C'est ainsi que, pas à pas, nous nous rapprochons toujours davantage de la Vérité car, en progressant, nous arrivons à la conclusion que la nature et l'esprit ne peuvent être envisagés que séparément ! La nature est le champ d'action d'un genre bien déterminé d'êtres essentiels, et l'esprit, comme vous le savez, est quelque chose de totalement différent.

Par les incarnations, l'esprit est souvent placé au sein de la nature, mais il n'est pas la nature ni une partie de cette dernière, pas plus que la nature n'est une partie de l'esprit humain !

Je sais qu'à l'aide des brèves explications que je viens de vous donner, il n'est pas facile pour vous de reconnaître clairement ce dont il s'agit, mais si vous approfondissez bien ces paroles, vous pouvez le saisir et d'ailleurs, il faut surtout que votre esprit devienne mobile dans l'effort qu'il fait pour pénétrer la Parole qu'il m'est donné de vous apporter.

Et c'est précisément l'effort que cela implique qui vous met en mouvement et protège ainsi votre esprit, le préservant du sommeil et de la mort, et l'arrachant aux filets des ténèbres insidieuses.

On cherche très souvent, de façon sournoise et malveillante, à me reprocher de déprimer les êtres humains par ma Parole et même de leur faire peur en faisant allusion au danger sans cesse présent de l'engourdissement et de la mort spirituelle, et tout cela rien que pour avoir de l'influence ! Malgré tout, je ne cesserai jamais de montrer en images les dangers qui menacent votre esprit afin que vous les connaissiez et que vous ne succombiez plus aveuglément aux pièges et aux tentations. Car je sers Dieu et non les hommes ! Je donne ainsi aux êtres humains ce qui leur est utile, et non ce qui leur est agréable sur Terre et tue l'esprit !

C'est précisément la façon malveillante dont on tente d'attaquer ma Parole - en se mettant ainsi au service des ténèbres qui se défendent déjà désespérément- c'est précisément cela qui prouve qu'en vérité je sers Dieu

et que, par mes propos, je ne cherche pas à être agréable aux hommes pour les gagner à ma Parole !

Il faut que l'humanité soit arrachée au confort spirituel qu'elle a librement choisi et qui ne peut que l'endormir au lieu de lui donner vie et force, comme jésus le disait jadis par l'avertissement selon lequel seul celui qui naît de nouveau peut pénétrer dans le Royaume de Dieu, ou encore par cette allusion réitérée au fait que tout doit devenir nouveau afin de pouvoir subsister devant Dieu !

Or, les hommes eux-mêmes citent sans cesse ces paroles lourdes de sens et, avec un ton pénétré de la plus sincère conviction, ils parlent de la vérité qu'elles renferment. Mais dès qu'il est exigé d'eux qu'ils deviennent d'abord nouveaux en esprit, ils ne cessent de se récrier avec force, car sur ce point, jamais encore ils n'avaient pensé à leur propre personne !

Ils se sentent alors menacés dans leur bien-être, eux qui espéraient tant être accueillis dans le ciel avec des chants d'allégresse sans avoir personnellement rien d'autre à faire que de jouir de toutes les joies !

Ils essaient donc de dominer de leurs clameurs la voix gênante de celui qui les avertit, convaincus qu'ils sont de réussir à la faire taire une fois de plus, comme ils y parvinrent du temps de jésus qu'ils assassinèrent d'abord moralement devant l'humanité entière en le traitant de criminel, de révolté et de blasphémateur, si bien qu'il put même être jugé et condamné avec une apparence de droit selon les lois humaines.

Bien qu'il en aille différemment aujourd'hui sur bien des points, la subtilité de l'astucieux intellect au service des ténèbres ne manque pas sur Terre de déformer adroitement ce qui est pourtant si clair et simple, influençant par là des êtres paisibles et impartiaux. À toutes les époques, il y eut des faux témoins complaisants qui, par envie, par haine ou par cupidité, furent capables de tout.

Or, la sainte Volonté de Dieu est plus puissante que les agissements de ce genre de personnes. Elle ne se trompe pas dans son incorruptible justice, comme cela peut se produire chez les êtres humains !

C'est ainsi que, dans leur mauvais vouloir, toutes ténèbres seront en définitive contraintes de ne servir que la Lumière et, de ce fait, de témoigner pour la Lumière !

Mais les êtres humains qui font un effort sincère pour saisir la Vérité divine apprendront alors à reconnaître la Grandeur de Dieu, sa Sagesse, son Amour, et ils Le serviront dans la joie !

 

Gardez-vous de la paresse d'esprit, de l'indolence et de la superficialité, vous les hommes, et souvenez-vous de la parabole des vierges sages et des vierges folles ! Elle est si claire dans sa grande simplicité que chacun peut aisément en saisir le sens. Agissez en conséquence en votre for intérieur, et le reste viendra de lui-même. Rien ne pourra vous troubler car vous suivrez votre chemin avec confiance et d'un pas assuré.

Mais revenons à présent au terme « nature » dont je veux vous expliquer le sens étant donné que cette explication vous est indispensable.

J'ai déjà décrit à grands traits la première subdivision, c'est-à-dire la plus dense. Dès que, dans son activité, l'être humain partira du principe qu'il faut laisser la nature telle qu'elle est, sans chercher à intervenir dans ses différents genres pour les modifier, dès qu'il oeuvrera uniquement de façon constructive en favorisant une saine évolution, donc une évolution non déformée, il verra toutes ses oeuvres couronnées d'un succès durable. Jamais jusqu'alors il n'aurait osé espérer pareil succès parce que toute violence faite à ce qui est du domaine de la nature ne peut offrir en se développant que des choses déformées, qui sont dépourvues de consistance et n'ont pas d'existence durable.

À l'avenir, cela constituera pour les sciences également un principe de grande valeur. Dans son activité essentielle et conforme aux lois de la Création, la nature établit les liaisons entre les différents plans de la matière, et c'est là uniquement que se trouvent une force et une irradiation constructives. Par contre, d'autres liaisons qui ne correspondent pas exactement à ces lois et sont le fruit des recherches humaines, forment des irradiations qui se nuisent réciproquement, ou même se détruisent ou se désagrègent, et les êtres humains n'ont pas la moindre idée de leurs effets ultimes.

Dans sa perfection conforme aux lois de la Création, la nature est le plus beau don que Dieu fit à ses créatures ! Elle ne peut apporter que profit si elle ne se trouve pas déformée par des modifications et n'est pas dirigée sur des voies erronées par la prétention au savoir des hommes de cette Terre.

Passons maintenant à une deuxième subdivision de la « nature » qui n'est pas visible d'emblée à l'oeil de matière dense.

Cette subdivision se compose principalement de matière dense de moyenne densité ; il ne s'agit donc pas de la matière qui est la plus dense et la plus lourde et qui, du fait de son genre pesant, doit être immédiatement perçu par l'oeil terrestre.

 

En ce qui concerne la matière dense de moyenne densité, l'oeil de matière dense ne peut qu'en observer les répercussions dans la matière dense de forte densité. Tel est par exemple le cas de la force acquise par tout ce qui s'est formé dans un embrasement suivi d'un épanouissement lors de sa croissance et de sa maturation.

La reproduction représente une troisième subdivision de la « nature ». Elle s'effectue spontanément à un stade bien défini d'embrasement et de maturité au cours de l'évolution. La reproduction qui s'accomplit dans la matière dense ainsi embrasée n'a donc rien de commun avec l'esprit, mais fait partie de la nature !

C'est pourquoi l'impulsion qui pousse à la reproduction est fort justement désignée sous le terme d'instinct naturel. Une maturité bien déterminée de la matière embrasée par l'essentialité produit des radiations qui, lors de la rencontre du genre positif et du genre négatif, s'unissent et exercent en retour une pression sur la matière dense, l'incitant à entrer en action.

L.'esprit n'a rien à voir avec cela, cette activité constitue plutôt un tribut à la nature. Elle est totalement en dehors du spirituel, comme je l'ai déjà mentionné auparavant.

Si nous nommons cet échange de radiations et cette union un tribut à la nature, cela est juste ; en effet, c'est le propre de toute matière embrasée par l'essentalité à un degré bien déterminé que de tendre constamment à se renouveler en accord avec les lois de la Création, renouvellement qui apporte d'une part la conservation et implique d'autre part la reproduction.

La manifestation de cette loi de la nature résulte de radiations précises. L'impulsion qui y est liée entraîne la conservation et le renouvellement des cellules.

Tel est surtout le but principal de ce tribut que la nature exige des créatures mobiles. La nature ne fait ici aucune distinction, et tous les effets de cette loi sont utiles et bons.

Hélas, en ce domaine également, l'être humain a une fois de plus tout faussé pour lui-même en le dénaturant jusqu'à la morbidité, lui qui précisément aurait été capable de trouver un équilibre sain dans la manière de s'adonner à certaines pratiques terrestres.

Mais il ne tient pas compte de ce que la nature exige de lui par ses exhortations ou ses avertissements silencieux. Au contraire, ses abus

 

maladifs l'incitent, dans son obstination ignorante, à vouloir guider ou dominer la nature, et bien souvent il veut la contraindre d'une façon qui ne peut que nuire à la matière dense et l'affaiblir, ou même la détruire. C'est ainsi que, là encore, il a causé bien des ravages, comme il le fit dans la Création entière.

Or, l'être humain qui n'était, au début, qu'un perturbateur est devenu un destructeur dans tout ce qu'il pense et fait, et cela où qu'il se trouve.

Il s'est ainsi placé au-dessous de toute créature.

Apprenez donc d'abord à connaître à fond la nature dont vous vous êtes détournés depuis longtemps déjà ! Alors, il vous sera possible de devenir à nouveau des êtres humains vivant selon la Volonté créatrice de Dieu, et à qui la nature accordera de ce fait la santé nécessaire pour exercer sur Terre une activité) joyeuse et constructive, seule capable d'aider et de promouvoir l'esprit en favorisant son indispensable maturation !

Dans la Lumière de la Vérité

Message du Graal

De Abd-ru-shin

www.graal.ca                                                                   

                                                                                                  Réal Rondeau

 

 

 

6 avril 2015

DEMANDEZ ET VOUS RECEVREZ !

DEMANDEZ ET VOUS RECEVREZ !

L'ÊTRE humain est toujours dans   l'incertitude quant à la forme qu'il convient de donner à la prière. Il veut   accomplir ce qui est juste et ne rien négliger à cet égard. Avec le meilleur   vouloir, il se creuse la tête et ne trouve aucune solution qui puisse lui   offrir la certitude qu'il ne fait pas fausse route à ce sujet.

Cependant, se creuser la tête ne sert à   rien et prouve uniquement que c'est toujours avec son intellect qu'il cherche   à s'approcher de Dieu ; mais il n'y parviendra jamais, car de cette manière   il restera toujours éloigné du Très-Haut.

Celui qui a correctement saisi en lui   mon Message sait que les mots, de par leur genre même, ont des limites   beaucoup trop étroites pour être capables de monter vers les hauteurs   lumineuses. Seules les intuitions que recèlent les mots s'élèvent, selon leur   degré de force et de pureté, au-dessus des limites des mots exprimés.

D'une part, ces mots servent simplement   à indiquer le chemin, à montrer la direction que doivent prendre les   radiations provenant de l'intuition. D'autre part, ils déclenchent le genre   de ces radiations au plus profond de l'être humain qui utilise les mots   prononcés en tant que supports et enveloppes. En retour, les mots auxquels il   pense lors de la prière vibrent en lui, à condition qu’ils les ressentent   intérieurement ou qu'il s'efforce de les rendre vivants en lui-même.

Cette explication vous fait déjà   distinguer deux genres de prières. La première monte en vous à partir de   l'intuition, sans que vous ayez besoin de réfléchir; issue du vécu, elle est   la puissante intuition d'un instant précis qui ne s'habille de mots qu'au   moment où elle jaillit. La seconde forme à l'avance des mots réfléchis pour   lesquels elle cherche ensuite de façon rétroactive à déclencher l'intuition   correspondante ; son but étant de remplir d'intuition les mots déjà exprimés.

Il n'est certes pas besoin de préciser   laquelle de ces deux prières est la plus puissante, car vous savez vous-mêmes   que ce qui est le plus naturel est

 

aussi le plus juste. Il s'agit en   l'occurrence de la prière qui jaillit d'une intuition soudaine et qui,   ensuite seulement, cherche à trouver des mots.

Supposez qu'un coup du destin très rude   vous frappe de façon tout à fait inattendue et vous fasse frémir jusqu'au   tréfonds de votre être. Vous êtes saisis d'angoisse pour quelque chose qui   vous est cher. Dans votre détresse, un appel au secours monte alors en vous   avec une force qui ébranle votre corps tout entier.

C'est là que vous voyez la puissance de   l'intuition qui est capable de s'élancer jusqu'aux sommets lumineux à   condition que... cette intuition soit empreinte d'une humble pureté. En   effet, sans cette pureté, il est impossible à la prière de s'élever au-delà   d'un point précis, et ceci quelle que soit l'intensité ou la force de   l'intuition. Et sans humilité, il lui est impossible de s'élever, elle ne   pourrait jamais accéder à la pureté qui entoure tout ce qui est divin sur des   étendues vastes comme des mondes.

Une intuition d'une telle puissance ne   pourra d'ailleurs que donner lieu à un balbutiement, étant donné que sa   puissance ne se laisse jamais comprimer dans l'étroitesse des mots. Son   intensité déborde bien au-delà des limites des mots, arrachant avec force   tous les obstacles que veulent ériger les mots engendrés par l'activité   étroitement limitée du cerveau terrestre.

Chacun de vous aura sans doute vécu   quelque chose de semblable au cours de son existence. Vous pouvez donc saisir   ce que je veux dire ici. Telle est l'intuition qui doit être la vôtre au cours   de la prière si vous voulez qu'elle soit capable de s'élever jusqu'aux   sommets de pure Lumière d'où vous vient tout exaucement.

Cependant, il ne faut pas vous tourner   vers le haut uniquement lorsque vous êtes dans l'angoisse : une joie pure   peut aussi, avec la même puissance, jaillir en vous et s'élever vers les   hauteurs, de même que le bonheur et la gratitude ! Et cette façon de prier   empreinte de joie s'élance encore beaucoup plus rapidement vers le haut, car   rien ne vient la troubler. L'angoisse brouille très facilement la pureté de   votre intuition et donne naissance à une attitude erronée. Il s'y mêle trop   souvent le reproche silencieux que ce soit précisément à vous qu'une chose   qui atteint si douloureusement votre âme doive arriver ; vous en ressentez   même de la rancœur. Naturellement, ceci n'est pas juste, et vos appels s'en   trouveront alors retenus en bas.

Pour prier, il n'est pas nécessaire que   vous formuliez des paroles. Les paroles sont pour vous, pour offrir le   soutien nécessaire à votre intuition

 

afin qu'elle se concentre davantage et   ne se perde pas en de nombreux méandres.

Vous n'êtes pas habitués à penser   clairement sans vous servir de paroles et à vous concentrer sans perdre la   bonne direction étant donné que, du fait d'une trop grande prolixité, vous   êtes devenus beaucoup trop superficiels et distraits. Vous avez encore besoin   de mots pour vous guider et pour servir d'enveloppes à certaines de vos   intuitions afin d'en maintenir la cohésion et de vous permettre de présenter   plus clairement, par la parole, ce que vous voulez déposer dans votre prière.

Telle est donc la façon de prier   lorsque l'impulsion naît de l'intuition, c'est-à-dire lorsqu'il s'agit d'un   vouloir de votre esprit ! Or, pour les êtres humains d'aujourd'hui, cela se   produit rarement, et uniquement lorsqu'un choc violent les atteint d'une   façon ou d'une autre, qu'il s'agisse d'une douleur, d'une joie, ou encore   d'une souffrance physique. Délibérément et sans impulsion extérieure,   personne ne prend plus la peine de penser de temps en temps à Dieu, le   dispensateur de toutes grâces.

Venons-en à présent au deuxième genre   de prières. Ce sont celles que l'on formule à des moments bien déterminés,   sans être poussé par l'une des raisons que nous venons d'évoquer. Dans ce   cas, l'être humain a l'intention de prier ; il s'agit d'une prière réfléchie   et expressément voulue.

Ceci en modifie également le processus.   'L'être humain pense ou énonce les paroles précises de la prière qu'il a   lui-même composées ou apprises. Ces prières sont généralement dénuées   d'intuition. Celui qui prie pense beaucoup trop à bien placer ses mots, et   cela suffit déjà à l'empêcher de participer en intuition à ce qu'il dit ou se   contente de penser.

En vous observant vous-mêmes, vous   reconnaîtrez sans peine la justesse de cette explication lorsque vous y   réfléchirez rétrospectivement et que vous ferez sincèrement votre examen de   conscience. Il n'est pas facile de mettre sa pure faculté intuitive dans ce   genre de prière. La moindre contrainte affaiblit déjà et accapare une partie   de votre concentration.

Ce faisant, il faut que les paroles   exprimées soient d'abord rendues vivantes en votre for intérieur,   c'est-à-dire que ces paroles doivent faire naître en vous le genre de   l'intuition qu'elles expriment. À ce moment-là, la prière ne jaillit donc pas   de l'intérieur par l'intermédiaire du cervelet vers votre cerveau qui,   conformément aux impressions reçues, forme rapidement les paroles   correspondantes, mais le cerveau entreprend d'abord la

 

formation des mots lesquels,   rétroactivement, doivent être accueillis et transformés par le cervelet pour   exercer à partir de là une pression correspondante sur le centre nerveux du   plexus solaire. Ce n'est qu'à la suite de processus ultérieurs que ce dernier   peut faire naître une intuition correspondant aux paroles.

Il est vrai que tous ces processus se   déroulent avec une telle rapidité que l'observateur a l'impression qu'ils   sont simultanés. Cependant, des formes de ce genre ne sont pas aussi   vigoureuses, aussi naturelles que celles qui naissent dans le sens inverse.   Elles ne peuvent donc pas produire les mêmes effets et, dans la plupart des   cas, elles demeurent dénuées d'intuition. La répétition journalière et   constante des mêmes mots leur fait perdre leur force, ils deviennent pour   vous une habitude et sont alors dépourvus de sens.

C'est pourquoi, devenez naturels dans   la prière, vous, les êtres humains ; oubliez toute contrainte, tout artifice   ! Ce qui est appris devient trop facilement une sorte de récitation, et vous   ne faites par-là que vous compliquer les choses.

Si vous commencez votre journée par un   véritable sentiment de gratitude envers Dieu, et si vous la terminez de même,   ne fût-ce qu'en remerciant pour la leçon qu'il vous a été donné de vivre en   ce jour, vous vivez comme vous le devez ! Que chacune de vos œuvrés effectuée   avec zèle et application soit pareille à une prière de gratitude, que chacune   des paroles que vous prononcez reflète l'Amour que Dieu vous dispense, et   l'existence sur Terre deviendra bientôt une joie pour ceux qui sont autorisés   à y vivre.

Ce n'est pas si difficile et ne vous   prend guère de temps. Un court instant de sincère gratitude ressentie   intuitivement est bien plus indiqué que de longues heures passées à réciter   des prières que vous n'êtes de toute façon pas à même de suivre en intuition.   De plus, une prière récitée ainsi ne fait que vous priver du temps que vous   pourriez consacrer à une authentique gratitude s'exprimant en un) joyeux   labeur.

Un enfant qui aime réellement ses   parents leur prouve son amour par sa manière d'être, par ses actes, et non   par des paroles flatteuses qui ne sont souvent que l'expression d'un amour de   soi qui tend à se « blottir » contre les autres, à moins qu'il ne s'agisse   d'attentes égoïstes. Ceux que l'on nomme des flatteurs sont rarement des   êtres de valeur ; ils ne pensent jamais qu'à eux et à la satisfaction de   leurs propres désirs.

 

Vous ne vous comportez pas différemment   à l'égard de votre Dieu ! Ce que vous voulez lui dire, prouvez-le par vos   actes ! -

Vous savez maintenant comment vous   devez prier, et vous voilà déjà anxieux de savoir quel doit en être le   contenu.

Si vous voulez trouver la vraie manière   de prier, vous devez auparavant séparer la prière de vos requêtes. Faites la   différence entre prier et solliciter ! Ne tentez pas constamment de qualifier   vos requêtes de prières !

La prière et la requête doivent   constituer pour vous deux choses bien distinctes, car la prière fait partie   de l'adoration, ce qui n'est pas le cas de la requête, si tant est que vous   vouliez réellement vous conformer à la notion contenue dans le mot prière.

Il est nécessaire en effet que vous   agissiez dorénavant en conséquence et que vous cessiez de tout confondre.

Donnez-vous dans la prière ! Tel est   l'unique appel que je vous adresse. Le terme même vous fournit déjà   l'explication. Donnez-vous au Seigneur dans votre prière, donnez-vous à Lui,   entièrement et sans réserve ! La prière doit être pour vous le déploiement de   votre esprit aux pieds de votre Dieu, dans la vénération, la louange et la   gratitude pour tout ce qu'Il vous accorde dans son grand Amour.

Et c'est là chose inépuisable ! Mais   vous ne l'avez pas encore compris jusqu'à ce jour, vous avez perdu la voie   qui peut vous permettre d'en jouir dans la pleine conscience de toutes les   facultés de votre esprit !

Lorsque vous aurez enfin trouvé cette   voie en reconnaissant toutes les valeurs de mon Message, la requête   n'existera plus pour vous. Il n'y aura place en vous que pour la louange et   la gratitude dès que vous lèverez les mains et le regard vers le Très-Haut   que vous pouvez reconnaître à son Amour. Vous serez alors constamment en   prière, ainsi que le Seigneur est en droit de l'attendre de vous, car vous   pouvez prendre dans la Création tout .e dont vous avez besoin. La table n'y   est-elle pas servie à tout moment !

Et grâce aux facultés de votre esprit,   il vous est donné de choisir. La table -:vus offre toujours tout ce qui vous   est nécessaire, et les sollicitations sont rutiles à condition que vous vous   efforciez de vous mouvoir comme il se

dans les lois de Dieu !

Tout cela est déjà exprimé dans les   paroles bien connues : « Cherchez et vous trouverez ! Demandez, et vous   recevrez ! Frappez, et l'on vous Ouvrira ! »

 

Ces paroles vous enseignent   l'indispensable activité de l'esprit humain dans la Création, et surtout   l'utilisation correcte de ses facultés. Elles lui indiquent de façon exacte   comment il lui faut s'adapter à la Création, de même que la voie qui l'y fait   progresser.

Ces paroles ne doivent pas seulement   être comprises de façon banale, car leur sens est plus profond : il embrasse   l'existence entière de l'esprit humain dans la Création, conformément à la   loi de l'indispensable mouvement.

L'injonction « Demandez, et vous   recevrez ! » montre très clairement la faculté de l'esprit que j'ai exposée   dans ma conférence « Le cycle des radiations ». Cette faculté l'incite, sous   une impulsion bien définie et qu'il ne peut jamais éluder, à toujours vouloir   ou désirer quelque chose. Par sa radiation, ce vouloir ou ce désir attire   alors immédiatement l'affinité grâce à laquelle il reçoit autoactivement ce   qu'il désire.

Mais l'impulsion qui est à l'origine de   ce désir doit toujours conserver le caractère d'une requête. Elle ne doit pas   se présenter comme une exigence unilatérale, ainsi que chaque être humain   d'aujourd'hui s'est malheureusement habitué à le faire. En effet, si ce désir   demeure une requête, l'humilité y est ancrée et, en conséquence, il   renfermera toujours ce qui est bien et entraînera aussi le bien.

Par ces mots, jésus montra clairement   comment l'être humain devait orienter sa vie pour diriger dans la bonne voie   toutes les facultés de son esprit qui s'exercent spontanément.

Il en va de même pour chacune de ses   paroles, mais elles furent malheureusement comprimées dans le cadre étroit de   l'intellect humain de la Terre et se trouvèrent ainsi gravement déformées. En   conséquence, elles ne furent plus jamais comprises ni interprétées   correctement.

Chacun peut en effet facilement   comprendre que ces paroles ne s'appliquent pas aux relations que les êtres   humains ont entre eux car, aujourd'hui comme alors, l'orientation intérieure   de l'humanité est telle que l'on ne peut attendre d'elle qu'elle vive ces   paroles.

Allez vers les hommes et demandez, il   ne vous sera rien donné. Frappez, on ne vous ouvrira pas ! Cherchez parmi les   hommes et leurs œuvres et vous n'y trouverez pas ce que vous cherchez ! -

Jésus ne parlait pas non plus d'une   relation personnelle des êtres humains avec Dieu, une relation qui ferait   abstraction des gigantesques univers qui les séparent de Lui, les considérant   comme inexistants. Il ne

 

faisait pas non plus uniquement   allusion à la Parole vivante. Jésus parla toujours du fond de la Sagesse   originelle qu'Il ne comprima jamais dans les limites étroites de la pensée   humaine ou des conditions terrestres. Lorsqu'Il parlait, Il voyait devant Lui   l'homme dans la Création et Il choisissait ses paroles dans un sens universel   !

Or, toutes les transmissions,   traductions et interprétations souffrent d'un manque de réflexion à ce sujet.   Elles furent toujours mêlées aux réflexions mesquines et terrestres de la   pensée humaine et mises en application dans ce sens. De ce fait, elles furent   déformées et dénaturées. Et lorsque la compréhension faisait défaut, on y   ajoutait des idées personnelles, ce qui ne pouvait jamais permettre   d'atteindre le but recherché, même si c'était fait dans une bonne intention.

Ce qui est humain est invariablement   resté mesquin, tandis que ce qui est divin a toujours un caractère universel   ! C'est ainsi que le vin fut fortement mélangé d'eau et devint finalement   bien différent de ce qu'il était à l'origine. Vous ne devez jamais l'oublier.

Il en alla de même pour le « Notre Père   ». Par les requêtes mentionnées dans cette prière, jésus ne chercha qu'à   guider le vouloir de l'esprit humain sous la forme la plus simple dans la   direction précise permettant à ce dernier de souhaiter uniquement ce qui   favorise son ascension afin que cela lui soit donné par l'intermédiaire de la   Création.

Il n'y a ici aucune contradiction : le   « Notre Père » montrait la direction à suivre et ceci de la façon la meilleure   qui soit ; il était le soutien le plus sûr pour tout esprit humain de cette   époque-là.

Il faut à l'être humain d'aujourd'hui   tout le vocabulaire qu'il s'est créé entre-temps, ainsi que la mise en   pratique de chaque notion qui en est issue, pour que s'ouvre à lui une voie   capable de le conduire hors de la confusion où le plongent les subtilités de   son intellect.

C'est pourquoi, hommes de l'époque   actuelle, je dois à présent vous donner des explications plus étendues. En   réalité, elles répètent exactement 1a même chose, mais selon votre façon de   voir !

Il est à présent de votre devoir de   l'apprendre, car vous voici devenus plus éclairés dans la connaissance de la   Création ! Or, tant que vous n'accomplissez pas, grâce à cette connaissance,   les devoirs que vous imposent les facultés de votre esprit en vue de   l'évolution, vous n'êtes pas en droit de solliciter !

 

Cependant, par le fidèle   accomplissement de vos devoirs dans la Création, la rétroaction vous   apportera tout et il n'y aura plus pour vous aucune raison d'émettre une   quelconque requête. Au contraire, seule la gratitude jaillira alors du fond   de votre âme pour remercier Celui qui, dans son Omniscience et son Amour,   vous comble jour après jour de l'abondance de ses dons !

Si seulement vous pouviez enfin   vraiment prier, vous les hommes, prier réellement, combien alors votre   existence serait riche, car c'est dans la prière que réside le bonheur le   plus grand qui puisse vous échoir ! La prière vous élève à des hauteurs   incommensurables, de sorte qu'un sentiment de bonheur vous inonde de   béatitude. Puissiez-vous prier, hommes ! Tel est mon vœu pour vous.

Dans la mesquinerie de vos pensées   humaines, vous ne demanderez plus alors à qui vous devez et pouvez adresser   votre prière. Il n'y en a qu'Un auquel vous puissiez consacrer vos prières,   Un seul : DIEU !

En des instants solennels,   approchez-vous de Lui en une intuition sacrée et répandez à ses pieds toute   la gratitude dont votre esprit est capable ! Adressez-vous uniquement à Lui   dans la prière, car c'est à Lui seul que la gratitude revient de droit, et   c'est à Lui seul que tu appartiens, ô homme, puisque tu ne dois ton existence   qu'à son grand Amour !

Dans la Lumière de la Vérité

Message du Graal

De Abd-ru-shin

www.graal.ca

Réal   Ronseau

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